Quand Caberg nous a proposé de tester leur dernier modèle de casque modulable répondant au doux nom de Caberg Droid, nous avons tout de suite dit oui en raison de son look pour le moins intriguant.

4 mois d’utilisation plus tard et 3000 km parcourus avec, voici mon retour sur ce casque conçu par Caberg, équipementier italien spécialisé exclusivement dans la protection de la tête du pilote.

Présentation du Caberg Droid

Au déballage, on va retrouver :

  • Le casque dans une housse de protection,
  • Une lentille Pinlock Max Vision à monter sur l’écran,
  • Un lot de stickers réfléchissants,
  • Et la notice.

L’ensemble va donc à l’essentiel, il n’y a pas d’accessoires ou d’éléments supplémentaires.

 

Le casque Caberg Droid, ici en coloris Matt Gun Metal, est vraiment joli et soigné. Les assemblages sont propres et l’ensemble fait qualitatif.

La calotte en polycarbonate permet à l’ensemble d’atteindre un poids de 1 550 grammes à plus ou moins 50 grammes selon les modèles. Personnellement, j’ai mesuré 1 710 grammes avec ma balance. Ce n’est pas super léger mais cela reste correct pour la catégorie.

Cette calotte n’est d’ailleurs disponible qu’en une seule taille. Seules les mousses internes démontables et lavables sont proposées en différentes tailles selon votre morphologie. Le casque peut donc sembler un peu gros sur les petites têtes mais cela reste raisonnable, c’est assez cohérent avec le style moderne du casque.

La visière est quant à elle très large et se manipule facilement grâce aux deux ergos situés de chaque côté.

Sur l’intérieur de la visière, on y montera le Pinlock Max Vision qui vient ainsi éviter toute formation de buée sur l’entièreté de la visière.

Un écran solaire est également de la partie et vient s’actionner grâce à une glissière située sur le dessus du casque.

 

Au niveau de l’aération, on retrouvera 3 entrées d’air. Les deux premières sont localisées au niveau du menton et la troisième se situe sur le front. Les aérations du menton en forme d’aérateurs sont particulièrement stylisées et apportent une vraie originalité au casque.

Sur le côté gauche du casque, un loquet marqué des lettres P et J permet de verrouiller le casque en position jet ou de le laisser mobile comme un casque modulable classique. Ce système de blocage lui permet ainsi d’obtenir la double homologation ouvert/fermé, que les amateurs de grand air apprécieront.

Au-dessous du Caberg Droid, on remarquera une bavette anti-remous qui peut être retirée pour un apport d’air plus important, et une boucle micrométrique facilement manipulable avec des gants.

Concernant les petits détails sympa intégrés, le Droid dispose d’un emplacement vide dans la calotte afin de simplifier l’installation du module intercom Just Speak S de la marque éponyme. On n’a ainsi aucun module disgracieux sur le casque, et la présence de l’intercom devient invisible.

 

Second détail intéressant, des cannelures pour lunettes sont creusées dans les mousses. Cependant, ces cannelures me semblent relativement fines puisque j’ai été incapable d’insérer mes lunettes de soleil qui sont dotées de branches épaisses.

La première approche est donc très positive. Le Caberg Droid est très valorisant en apparence et propose un équipement complet. Je suis en revanche un peu plus déçu par les finitions internes qui sont en deçà de la qualité perçue en externe. En effet, les fixations des mousses ainsi que la calotte en taille unique font que l’intérieur n’est pas aussi bien fini que l’extérieur à mes yeux. La visière solaire manque également de finition puisque, même en position fermée, cette dernière dépasse de quelques millimètres en permanence et l’on a tendance à vite la remarquer dans son champ de vision, aussi fine soit-elle.

Des mousses sont collées sur la calotte pour ajuster la tailles et améliorer le confort

Des mousses sont collées sur la calotte pour ajuster la taille et améliorer le confort

Toutefois, en raison de son prix contenu sur lequel nous reviendrons en dernière partie, ces quelques défauts internes restent acceptables.

Confort sur route …

L’enfilage se fait très facilement grâce à la large ouverture procurée par le système modulable. On ne s’arrache pas les oreilles à mettre ou retirer le casque et la boucle micrométrique ne pose pas non plus de soucis de manipulation.

… en ville

En milieu urbain, on est à l’aise. J’apprécie le fait d’avoir de l’espace au niveau de la mentonnière, on respire bien et l’on ne se sent pas trop enfermé. Le confort est là et le large champ de vision permet de ne rien manquer sur la route.

Les aérations ne sont par contre pas très efficaces à faible vitesse en cas de forte chaleur, et l’on ouvrira très volontiers la mentonnière afin de rouler en mode jet (de manière légale) dans de pareilles situations.

La visière solaire se manipule également facilement une fois habitué à la localisation de la glissière sur le dessus du casque.

Le seul moment où ce casque me fait défaut est lorsque les températures basculent sous les 15°C. Lorsqu’il fait froid, je roule avec un tour de cou pour ne pas tomber malade et ce dernier vient limiter la circulation de l’air dans le casque. Dans ces moments là, de la buée vient se loger très rapidement sur la visière solaire, empêchant toute utilisation de cette dernière. C’est désagréable et dommage que la solaire soit si sensible à la buée.

De ce fait, en ville je me retrouve obligé de rouler soit visière grande ouverte, soit visière entre-ouverte pour pouvoir rouler avec la solaire déployée lorsqu’il fait froid.

… sur routes départementales

Quittons maintenant la ville pour les grands espaces ! Là aussi, le Caberg Droid est à l’aise et le confort est toujours présent. Les mousses maintiennent bien la tête et aucune vibration ou mouvement de casque ne se ressentent avec la vitesse. On remerciera l’aérodynamisme travaillé et l’absence d’éléments générants une prise au vent (tout est lissé au maximum sur le casque, même les charnières maintenant la visière).

Néanmoins, lorsque l’on approche des 90 km/h, on commence à percevoir une isolation phonique assez moyenne qui sera sûrement pénalisante sur autoroute.

Les aérations sont ici plus efficaces qu’en ville et viennent bien ventiler votre tête pour peu que votre bulle ne soit pas trop protectrice.

La visière solaire est également moins sujette à la buée grâce au flux d’air interne circulant plus conséquemment.

… sur autoroute

Sur les routes limitées à 130 km/h, le Caberg Droid se comporte toujours royalement sur le plan des performances aérodynamiques. La tête ne vibre pas et ne tremble pas.

Comme expliqué précédemment, l’isolation phonique est en revanche relativement médiocre et le casque est alors assez bruyant à ces niveaux de vitesse. C’est là où le bât blesse. Ce défaut peut bien entendu être corrigé grâce à l’adjonction de bouchons d’oreilles afin d’atténuer le bruit et revenir à un confort auditif agréable.

Après des litres de pluie mangés sur autoroute, je peux également vous confirmer que l’étanchéité est excellente. Zéro fuite à signaler au niveau des aérations et de la visière. Le gros joint d’étanchéité vient fermement empêcher tout passage d’eau.

Le dernier reproche que j’aurai à lui faire serait sur la manipulation des aérations situées au niveau du menton. Leurs ouvertures se font en tournant l’aérateur, ce qui rend difficile la manipulation avec des gants hiver. Autre détail, on ne sait pas se repérer sur leur état d’ouverture/fermeture au toucher. Il faut soit les tourner, soit retirer le casque pour jeter un coup d’œil. C’est classe mais pas toujours pratique ces aérateurs.

Entretien et nettoyage

Le démontage de la visière est aisé grâce au système de loquets situés de chaque côté des charnières de fixation. On peut ainsi démonter la visière en moins de 30 secondes afin de la nettoyer plus facilement. Le remontage prend un temps similaire et ne génère pas plus de difficultés.

Les mousses internes se démontent également aisément. Tout est fixé par un système de pressions plastique et l’on peut tout démonter en moins d’une minute, sans devoir forcément consulter la notice. Je trouve cela bien pensé car cela incite à nettoyer (en lavage à main) plus régulièrement les mousses du casque. Et ici aussi, pas de souci particulier pour tout réinstaller.

Caberg a donc trouvé de bonnes solutions pour faciliter l’entretien et inciter à le faire régulièrement.

Taille, Coloris et Prix du Caberg Droid

Le Caberg Droid est disponible en 5 tailles allant du XS au XL et est proposé dans une foison de coloris, 10 au total ! On va retrouver 3 coloris unis, 4 coloris graphiques et 2 coloris jaune fluo haute visibilité. On remarquera également un dernier coloris nouveau pour cette année 2018 que je trouve particulièrement joli et original, à savoir une version matt gun metal (comme mon modèle d’essai) mais usée et patinée pour lui donner un look Mad Max. Avec sa gueule agressive, ce genre de teinte lui sied parfaitement.

Dernier sujet important, le tarif. Il faut savoir que le prix public de ce modèle Droid est assez contenu puisqu’il est compris entre 259,90€ et 289,99€ selon les coloris. Un rapport prix/finition/équipement intéressant et bien placé pour un casque modulable de ce genre.

Voir le casque sur le site de Caberg : https://www.caberg.it/en/helmets/flip-up/droid

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Essai vidéo du Caberg Droid

Test du casque Caberg Droid : modulable au look atypique
J'ai passé un très bon moment avec ce Caberg Droid. Il fait tourner les têtes et ne laisse pas indifférent. Je crois d'ailleurs que c'est l'un des critères principaux que l'on aura en tête lorsqu'on désire s'acheter ce casque.
Cependant, ce bénéfice de style se fera au détriment de la praticité de manipulation des aérateurs. Une concession à faire donc pour sortir du lot 🙂.
Autrement, il est complet et sera très adapté aux usages urbains et péri-urbains. Pour les addicts de l'autoroute, il faudra vous équiper de protections auditives si vous souhaitez en profiter confortablement. Sinon, passez votre chemin et envisagez des casques plus haut de gamme, mais par conséquent plus chers.
ON A AIMÉ
  • Finitions externes soignées
  • Excellentes performances aérodynamiques
  • Look très sympa et original
ON N'A PAS AIMÉ
  • Finitions internes pas parfaites
  • Buée sur la visière solaire lorsqu'il fait froid
  • Difficultés de manipulation des aérations au menton
3.5Note Finale

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