Pour cette année 2019, Triumph a décidé de lancer un nouveau standard de machine mélangeant 2 genres de motos qui ont le vent en poupe, à savoir les « Classics » et les Trails. En effet avec sa Triumph Scrambler 1200 XE, la marque anglaise propose une moto à la croisée des chemins, sur laquelle les ingénieurs anglais ont eu carte blanche pour réaliser une machine performante et atypique.

Et vous allez voir dans cet essai que ces mots ne sont pas sélectionnés par hasard. Cela fait maintenant 1 semaine que j’utilise cette moto (merci à Triumph France pour le prêt de la machine au passage 🙂 ) et, de ce fait, je pense maintenant être en mesure de vous fournir un avis détaillé sur cette Triumph Scrambler 1200 XE.

Design et finition

Alors certes, l’appréciation du design est un critère relativement subjectif, pour autant je suis totalement subjugué par le style de cette moto. J’aime beaucoup le mélange proposé, avec ce style un peu Trail mis en exergue par la garde au sol et les grandes roues, et en même temps ce look très classique qui fait un bel hommage aux premières Tiger à l’époque des Triumph chevauchées par Mcqueen.

Le réservoir est superbe avec ce coloris bi-ton, de même pour le feu avant avec le cerclage chromé, ou encore le compte-tours très élégant. Bref, tout respire la qualité et tout est vraiment très recherché au niveau du design.

 

La finition est sans reproches. Que ce soit la qualité des matériaux, la qualité de fabrication, le métal omniprésent, il y a un standard très élevé de franchi qui n’a rien à envier à des marques concurrentes germaniques, italiennes ou autrichiennes.

J’adore sincèrement et j’ai remarqué que je n’étais pas le seul, les retours sont assez unanimes. Que ce soit mes potes qui apprécient habituellement les motos qui ont plus de 20 ans, ou bien des amis qui ne sont pas très fans de motos, ils adorent tous le style de cette machine. Elle en impose, elle a du charisme, donc c’est particulièrement sympa.

Moteur, partie cycle et équipement

Côté moteur, difficile de le manquer visuellement puisque l’on va retrouver un gros bi-cylindre parallèle de 1200 cc avec un vilebrequin calé à 270°. Pour ce qui est de la puissance, on va retrouver une moto qui fait 90 ch à 7400 tr/min, avec un couple maximum de 100 Nm à 3950 tr/min. Concrètement, cela vous apporte une forte puissance disponible à très bas régime, donc c’est vraiment sympa pour le côté « arrache de bras à l’accélération », c’est jouissif sans devoir rouler trop vite 😀

Côté transmission, on va retrouver une classique chaîne et une boîte manuelle à 6 rapports qui est dotée d’un sélecteur repliable (on appréciera ce détail pour le tout-terrain).

Niveau châssis, on notera la présence d’un cadre en acier tubulaire, avec le berceau en aluminium, un joli bras oscillant lui aussi en aluminium et siglé du logo de la marque anglaise en son centre intérieur.

A l’avant, c’est une jante à rayons Tubeless de 21 pouces qui prend place sur cette version XE, et à l’arrière, une jante à rayons Tubeless de 17 pouces. C’est donc une première chez Triumph de proposer des jantes à rayons Tubeless dans ces dimensions (cela existe déjà sur des plus petites dimensions pour la Tiger 1200 par exemple). Là aussi, c’est une nouvelle qui ravira les allergiques aux chambres à air.

 

Pour ce qui est de la suspension, on retrouve là aussi du haut de gamme avec une fourche inversée Showa de 47 mm de diamètre, entièrement réglable (compression et détente), et 2 amortisseurs arrière Öhlins entièrement réglables également. Dans les 2 cas, on se retrouve avec 250 mm de débattement ce qui est tout bonnement surprenant. Ce Scrambler propose de ce fait des débattements plus importants que sur la Tiger 800 XC ou sur certains Trails fraîchement débarqués sur le marché. On comprend très vite que l’on n’est pas face à moto dotée d’un look Scrambler pour le principe d’avoir un look Scrambler. Non, on est vraiment sur une moto qui est pensée pour pouvoir faire du tout-terrain de manière sérieuse.

 

Concernant le freinage, c’est du haut de gamme là encore en termes de pièces avec, à l’avant, 2 disques Brembo de 320 mm de diamètre, pincés par des étriers monoblocs radiaux Brembo M50 à 4 pistons ; le tout géré par un maître cylindre Brembo MCS réglable sur 3 niveaux de pression de freinage. Et à l’arrière, 1 disque Brembo de 250 mm de diamètre qui sera pincé quant à lui par un étrier flottant Brembo à 2 pistons. D’ailleurs, détail sympa sur la pédale de frein, il est possible de la régler sur 2 niveaux de hauteur afin de pouvoir freiner aisément en bottes enduro et en bottes moto plus classiques.

 

Les aides à la conduite sont assez classiques avec la présence d’un ABS avant et arrière (déconnectable), ainsi que d’un contrôle de traction dont la sensibilité variera selon les modes de conduite.

Au niveau des modes de conduite justement, on va en retrouver 5 pré-configurés (Pluie, Route, Sport, Offroad, Offroad Pro) et un mode Rider à paramétrage libre. En fonction de ces paramètres, la sensibilité de la poignée de gaz (il s’agit d’une poignée de gaz électronique), la courbe de puissance, l’ABS et le contrôle de traction varieront afin de s’adapter à toutes les situations. Tout vient se piloter au guidon grâce aux boutons et au joystick localisés sur le commodo gauche.

Ce commodo permettra d’ailleurs de piloter l’écran TFT de 7 cm de diamètre, ainsi que les 2 petits écrans situés de part et d’autre. C’est fun car cela apporte un mélange entre les codes anciens (avec le côté rond) et les bénéfices du modernisme (avec la technologie TFT). On est pile dans l’esprit néo rétro. Sur cet écran, on retrouvera de très nombreuses informations (il manque par contre un indicateur de température extérieur, dommage :D) mais aussi tous les paramétrages possibles au niveau de la moto. Détail qui tue, il est même possible de customiser son prénom afin que la moto vous dise un bonjour ou bonsoir personnalisé à chaque fois que vous la démarrez 😀 C’est totalement du gadget mais j’aime bien ce genre de petites attentions.

 

Dernier détail notable à signaler au niveau équipement, c’est la présence d’un régulateur de vitesse et de poignées chauffantes de série. Et oui, elle est donc ainsi bien armée pour faire face aux longs trajets un peu pénibles sur autoroutes ou départementales un peu trop rectilignes.

Pour ce qui est du poids et de la capacité de réservoir de cette Triumph Scrambler 1200 XE, le poids à sec est de 207 kg, et le réservoir dispose une contenance de 16 litres. Ce qui fait un poids tous pleins faits d’un peu plus de 220 kg. C’est relativement léger pour une cylindrée de 1200 cc je trouve mais cela reste une moto assez épurée, ce qui facilite la tâche.

L’éclairage est full LED, que ce soit les feux ou les clignotants, et le bouton de feux de détresse est également bien présent. Rien n’a été oublié.

Le démarrage de la moto se fait au moyen d’une clé sans contact. Il suffit d’avoir la clé sur soi pouvoir démarrer la moto avec le bouton situé sur le commodo droit. Une vraie clé reste malgré tout nécessaire pour ouvrir la trappe à essence, verrouiller la colonne de direction ou encore ouvrir la selle.

 

Les rangements sous la selle sont pratiquement aux abonnés absents. A part un petit logement non étanche pour venir mettre son téléphone en charge (un port USB 2A est disponible sous la selle), n’espérez pas transporter un quelconque antivol dans la moto.

Pour le offroad, Triumph s’est enfin décidé à mettre en place des vrais pare-mains renforcés en aluminium à 2 points de fixation. C’est une bonne nouvelle car cela vous évitera de casser vos leviers à la première chute comme cela pouvait être le cas avec des pare-mains plastique peu rigides.

 

La ligne d’échappement sur le côté : un sujet qui fait parler !

Étonnement, la proéminente ligne d’échappement du Triumph Scrambler 1200 XE qui ressort sur le côté droit de la moto questionne beaucoup. Est-ce que ça brûle ? Est-ce désagréable quand on conduit ? On fait le point !

D’abord, abordons l’anatomie de cette ligne :

  • En sortie de moteur, on retrouve une première partie de collecteur qui aboutit sur un catalyseur (masqué sous une pièce en métal gris). Ce catalyseur doit nécessairement chauffer pour venir jouer son rôle anti-polluant actif. De ce fait, cette zone est généralement très chaude (car elle dissipe la chaleur du catalyseur) mais il y a peu de risque que vous la touchiez avec votre genoux grâce à sa localisation très en avant de la moto (sauf peut-être si vous faites plus de 2 mètres de haut).
  • Ensuite, on distingue une partie noire qui vient masquer les collecteurs d’échappement. Cette protection noire vous protège de la chaleur dégagée afin d’éviter tout risque. On notera un peu de dégagement de chaleur à cause des petites grilles intégrées dans la protection mais cela reste supportable, il n’y a aucun risque de brûlure.
  • Et enfin l’échappement avec une double sortie, qui lui est protégé par une grande plaque en métal. L’intérêt de cette plaque est d’éviter à votre passager de se brûler sur l’échappement (ou de faire fondre son équipement dessus :D).

Abordons maintenant mon ressenti concernant cette ligne d’échappement. Au niveau de la position, cela ne m’a pas gêné. Je m’y suis très vite fait car on est sur un Scrambler et non un Trail, donc serrer le réservoir n’est pas des plus agréable vu sa finesse. J’en viens donc à rouler naturellement avec les jambes un peu écartées du réservoir, comme sur les motos de style « Classic » voire certains Customs. Par conséquent, avec cette position, vous ne vous retrouvez normalement pas avec la jambe collée au collecteur, il reste un petit espace pour faire circuler l’air et la chaleur.

Sur ce sentiment de chaleur, une variable est à prendre en compte, c’est le type d’équipement que vous portez quand vous roulez. Bien entendu, si vous êtes du genre à rouler en tongs et en short, alors vous pouvez en effet oublier cette moto car cela risque de chauffer fort pour vous.

Si par contre vous êtes un motard un peu plus sérieux et que vous roulez en chaussures moto et jean de ville, vous sentirez là aussi un peu de chaleur se dégager en roulant (dû au catalyseur) et à l’arrêt mais je n’ai jamais trouvé cela hyper chaud ou brûlant. Le seul moment où cela commence vraiment à chauffer, c’est lorsque l’on colle sa jambe au collecteur et que l’on a coupé le moteur. Les gaz n’étant plus expulsés, cela chauffe pas mal dans ce cas. Je ne suis pas du genre à rester assis sur ma moto moteur coupé pendant plusieurs minutes mais je souhaitais vous le signaler.

Dernier cas idéal, c’est celui où vous roulez en bottes et en pantalon moto. Dans ce cas, on ne ressent presque pas la chaleur car les bottes montantes vous isolent bien et l’épaisseur du pantalon moto vient vous rajouter encore une protection thermique supplémentaire et ce, même à l’arrêt.

Après, ce n’est que mon avis, nous n’avons pas tous la même sensibilité à la chaleur, nous n’avons pas la même « malléabilité » pour s’habituer à rouler avec les jambes un peu écartées, surtout si historiquement, vous n’avez toujours roulé qu’en Trail ou en Roadster. Mais je trouve que c’est juste une habitude à prendre et après, c’est un vrai plaisir sur route.

Usage sur route

Clairement, je me suis amusé avec cette moto, elle est vraiment fun à conduire. Elle a un côté très caractériel avec ce gros bi-cylindre qui est expressif à souhait. Que ce soit avec l’échappement Arrow ou celui d’origine, la sonorité moteur est rauque et velue, cela ronronne pour le plus grand plaisir des fans de gros cube custom à 2 cylindres.

Niveau tirage dans les bras, avec ce gros couple, on se fait vite emporter par la machine, ce qui est un bonheur côté sensations. Ça pousse très fort sans forcément devoir aller très haut en vitesse.

Ce que j’ai bien aimé aussi, c’est que j’avais l’impression de retrouver ma Triumph Tiger 800 grâce à ce couple de roues de 21 pouces à l’avant et 17 pouces à l’arrière. Ce Scrambler se conduit donc comme un Trail et vous ne serez pas dépaysé sur cette Triumph Scrambler 1200 XE si vous êtes habitué à rouler en Trail.

Sur la partie suspensions, une fois bien réglées à votre poids, cela vient bien gommer les trous sur la route. C’est précis quand on vient prendre de l’angle, et cela permet de passer à très bonne vitesse dans les courbes, même lorsque le bitume n’est pas parfaitement lisse. Les pneus Metzeler Tourance fournis d’origine offriront également une bonne accroche sur route (sur ma moto, j’avais des Pirelli Scorpion Rally afin de pouvoir m’amuser en offroad).

Tout ça mis bout à bout, cela vous donne une moto jouissive, qui vous donne du plaisir à l’utiliser au quotidien. Que ce soit pour cruiser à des petites vitesses ou pour rouler à bon rythme et mettre une belle avance à ses potes qui roulent en Roadster et qui galèrent sur le tarmac décrépit, cela en fait une moto très polyvalente avec tout de même quelques limitations à prendre en compte.

 

Tout d’abord, il n’y a pas de réelle capacité d’emport. Oubliez le top case ou les valises latérales rigides. Ici, il faudra envisager une unique sacoche latérale sur la gauche et un bon gros sac de selle pour partir en roadtrip. Après rien n’est impossible, il y a bien des motards qui partent en custom ou en sportive pour faire un tour de France alors pourquoi pas en Scrambler 1200 XE ? 😀

Ensuite, la prise au vent commence à devenir importante au-delà de 110 km/h. C’est tout à fait honorable vue la faible protection offerte par cette moto mais cela n’en fait donc pas une moto réellement adaptée aux longs trajets autoroutiers (vu la tête de la moto, je pense que vous vous en doutiez :D). Les habitués des Roadsters ne seront pas choqués mais cela peut surprendre si vous êtes habitué à un Trail bien protecteur depuis quelques années.

En interfile, là aussi aucun soucis. Le freinage est excellent pour réagir vite en cas d’urgence et l’ABS réagit bien. Le guidon fait tout de même 90 cm de large mais cela ne pose pas de soucis car il est haut et passe généralement au-dessus des rétroviseurs des voitures.

Sur départementale, ici également, c’est totalement validé ! C’est même le terrain de jeu idéal sur bitume pour cette moto. On enchaîne les virages à très bon rythme, c’est stable, et elle reprend en 6ème à 70 km/h sur un filet de gaz. Cela permet ainsi de pouvoir conduire cette Triumph Scrambler 1200 XE aussi bien en conduite coulée qu’en conduite agressive pour arsouiller de temps à autre.

Enfin, en ville, la moto se révèle maniable. Le rayon de braquage est bon (sans non plus être le meilleur de la catégorie) et l’on n’a pas l’impression de manipuler un camion lorsque l’on est à son guidon en milieu urbain. La reprise des gaz est assez douce en mode pluie et en mode route, ce qui permet de conduire sans à-coups à basse vitesse. Le seul reproche que j’aurai à faire serait à propos du ventilateur. En effet, si vous roulez à 20-30 km/h pendant plusieurs minutes, le ventilateur a tendance à se déclencher pour aider au refroidissement. Il ne s’agit là que d’une gêne auditive car le moteur reste stable en température.

 

Le confort et la position de conduite sont étonnamment bons. Je m’attendais à une selle digne d’une planche à découper et une position recroquevillé mais il n’en est rien. Cette selle est vraiment confortable et la position très droite (avec un léger appui sur l’avant). On peut donc tout à fait rouler 2h d’affilé avec cette Scrambler 1200 XE sans avoir le fessier douloureux à la fin du trajet.

Pareil pour le duo qui est étonnamment agréable aussi. Ma passagère ne l’a pas trouvée inconfortable comme moto et n’a pas été gênée par l’échappement (après si votre passagère roule en jupe et en talons, je ne peux rien pour vous :D). Il faut juste qu’elle s’accroche plus au pilote qu’à la moto car la poignée passager est vraiment très petite.

Le freinage est surpuissant (surtout pour un Scrambler) aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. C’est fort, dosable et efficace, ce qui permet de bien gérer ses entrées et sorties de courbes.

Usage en offroad / tout-terrain

Etant habitué aux gros Trails en offroad, j’ai vite été à l’aise avec cette moto dans ces conditions. Et ce qui m’a le plus agréablement surpris, c’est qu’elle a les capacités offroad d’un vrai Trail, c’est vraiment plaisant. Que ce soit les 250 mm de débattement ou les 22 cm de garde au sol, tout est là pour vous permettre de passer la plupart des obstacles sans être limité par la moto. On peut ainsi passer des fossés sans frotter, ou encore des grosses montées sans forcer sur le moteur grâce aux 110 Nm de couple disponibles très tôt. Idem pour le freinage qui se gère bien et qui permet aisément de faire des dérapages sans devoir écraser la pédale de frein arrière.

On sent clairement que le tout-terrain est inscrit dans les gènes de cette moto, ce qui en fait une machine très fun dans les chemins. L’équilibre n’est pas en reste non plus et j’ai trouvé que l’essentiel du poids était positionné relativement bas, permettant ainsi d’évoluer dans des monotraces ou du technique avec une certaine assurance. Dernier point concernant la position debout, on est bien calé de base, sans devoir ajouter de rehausses de guidon. Avec mes 1m82, je ne me sentais pas comme un crapaud dessus donc pas besoin de faire de rajout de ce côté.

 

Pour ce qui est de l’échappement en position debout, il ne m’a pas spécialement gêné. Certes, votre jambe est un peu décalée à droite mais elle est également un peu décalée à gauche grâce à un cache protégé par de l’aluminium (pour éviter l’usure due aux frottement des bottes), ce qui permet d’avoir une presque symétrie. On va donc serrer ces parties plutôt que le réservoir lorsque l’on souhaite avoir une position debout plus reposante.

Pour vous donner un aperçu de ses capacités, voici une vidéo consacrée à une après-midi offroad au guidon de cette Triumph Scrambler 1200 XE :

Vous devez sûrement remarquer que je touche bien le sol avec mes pieds alors que la hauteur de selle est de 87 cm. C’est en effet le cas grâce à la selle et au réservoir très fins au niveau de l’entrejambe. Cela permettra ainsi aux personnes de 1m70 / 1m75 de pouvoir toucher le sol sur la pointe des deux pieds, et donc de leur offrir plus de confiance en tout-terrain.

Le seul point qui me chagrine en tout-terrain, c’est la protection en cas de chute. Je l’ai mise à terre pour voir quelles sont les zones qui prendront en premier lors d’une chute et, la plaque de protection d’échappement sera une des premières zones à taper, avec le moteur et le pare-main. De base, cette moto n’a pas de protection moteur donc il faut vraiment acheter cet accessoire pour éviter d’éclater un carter à la première chute. Si vous êtes débutant en offroad, ne vous lancez pas dans des choses trop techniques pour éviter les risques de chute sous peine de bien griffer et d’abîmer l’échappement.

 

Après, ce n’est que le début et je suis convaincu que de nombreux accessoiristes vont nous sortir plein d’équipements de protection pour cette machine.

Consommation et coûts d’entretien

Avec une consommation annoncée par Triumph de 4,9l/100km, j’ai pu constater une consommation de 5,4 l /100km sur mon essai plutôt typé départementales / autoroutes. Et en usage vraiment offroad / sport, j’étais plutôt à 6,3l/100km. Comme toujours, la consommation est assez variable selon plein de facteurs (style de conduite, environnement, pneumatiques, etc.), mais on constate que l’on est globalement assez proche des consommations relayées par le constructeur.

Pour l’entretien, la Triumph Scrambler 1200 XE exploite le moteur de la 1200 Bonneville HP qui offre des espacements de révision tous les 16 000 km ou 1 an. Cela permet ainsi d’avoir une bonne marge de manœuvre côté kilométrage entre 2 maintenances, ce qui est fort appréciable pour les gros rouleurs. Les tarifs sont sans surprise et annoncés directement sur le site du constructeur.

Les pneus sont en 90/90 R21 à l’avant et 150/70 R17 à l’arrière, soit la monte de pneus la plus standard du marché. C’est super car cela offre ainsi un panel de choix de pneus très large et dans tous les budgets.

Tarifs de la Scrambler 1200 XE et les accessoires indispensables

Cette Triumph Scrambler 1200 XE est disponible au prix de 15 800 €. A cela, il n’y a pas grand chose à ajouter car Triumph ne s’amuse pas à proposer plein de packs optionnels pour acheter la moto complète 😀 Ici, tout est de série et il ne reste plus qu’à customiser la moto avec des accessoires complémentaires selon vos désirs.

La plupart des accessoires sont des accessoires de style (donc ils ne sont pas utiles dans l’absolu), mais pour moi, 3 accessoires sont indispensables à l’achat si vous souhaitez faire du tout-terrain :

  • la protection moteur,
  • la protection de radiateur,
  • et la protection de phare.

Pour quelqu’un qui ne fera que de la route, cela reste des accessoires de style. Alors pour que les amateurs de chemins, cela vous évitera clairement des galères de casse en cas de chutes ou de projections de cailloux par une moto devant vous.

 

Je trouve que le prix est plutôt raisonnable en regard des caractéristiques, des technologies et des équipements haut de gamme intégrés à cette moto. On a de la belle pièce, des spécifications de haut niveau, Triumph a vraiment travaillé son concept jusqu’au bout et mérite son titre de moto haut de gamme (avec le tarif qui en découle).

Si par contre, le style de cette moto vous attire mais que vous n’avez que faire de la suspension tout-terrain ou de la garde au sol, sachez qu’il existe une version XC, plus basse de selle (84 cm), dotée de moins de débattement, et donc plutôt pensée pour un usage urbain et routier (après rien ne l’empêche de faire un petit chemin de temps en temps :D). Cette dernière est d’ailleurs vendue 1000 € de moins soit 14 800 €.

 

Personnellement, je suis plus fan de la version XE comme vous vous en doutez. Je trouve que l’écart de 1000 € se justifie et que l’apport des suspensions à grands débattements offre un vrai bénéfice aussi bien sur route qu’en tout-terrain.

Le test de la Scrambler 1200 XE en vidéo

Test de la Triumph Scrambler 1200 XE : mon avis complet après 1 semaine passée avec
En conclusion, j'ai vraiment accroché avec cette moto. J'aime beaucoup cette machine au global mais je l'apprécie pour ce qu'elle est et non ce qu'elle n'est pas.

De mon point de vue, c'est avant tout une moto plaisir, une moto passion que l'on va apprécier regarder car elle est pleine de détails. C'est une moto que l'on va aimer pour pouvoir rouler et cruiser tranquillement.
Par contre, ce n'est pas une moto que l'on va prendre dans une optique purement utilitaire parce que ce n'est pas une machine faite pour emmener 50 kg de bagages avec le top case, les valises latérales rigides, etc.

Ici, on va revoir ses priorités si on souhaite l'envisager pour le quotidien ou pour partir en road-trip. Les motards en Sportive ou en Roadster arrivent tout à fait à partir loin et longtemps juste avec un sac de selle, donc pourquoi ne pas envisager le même concept ici et se mettre un frein ?

Donc, en effet, si vous êtes un ayatollah du Trail, ce ne sera pas forcément fait pour vous. Par contre, si vous avez l'esprit un peu plus "ouvert" et que vous avez envie de tenter un autre style de moto sans perdre en capacités de franchissement, cette Triumph Scrambler 1200 peut être une bonne alternative.

Ce mélange est très sympa et unique pour le coup sur le marché à ce jour. Elle a du caractère et ne tente pas de plaire à tout le monde, c'est ce qui la rend d'autant plus attractive.
ON A AIMÉ
  • Performances moteur excellentes et jouissives
  • Capacités en tout-terrain étonnantes
  • Finition et qualité de fabrication excellente
ON N'A PAS AIMÉ
  • Protection au vent très limitée
  • Échappement assez exposé en cas de chute en offroad
  • Ventilateur qui se déclenche assez rapidement à basse vitesse
4.6Note Finale

5 Réponses

  1. Gigi

    Bonjour
    Je possède le modèle xc une super moto mais le pot me brule le haut du mollet à l’intérieur c insupportable en ville car ça chauffe à mort malgré mon decathaliseur 400 euro c un peu mieux mais c vraiment un problème !!!!
    Surtout avec mon pantalon kevlar de marque bolister cela me chauffe le mollet encore plus qu’avec un jean simple donc je vais mettre en plus de la bande thermique sur la totalité des tubes et après on verra je fais 1m77 c le seul défaut que je trouve à cette moto tout le monde la regarde elle a vraiment un super look cool et puissante

    Répondre
  2. Ojulienne

    Bonjour Matt,
    Tout d’abord, merci pour la qualité de la réalisation de tes reportages, très complets et surtout, travaillés en détail avec justesse.
    Sur le sujet de la scrambker 1200 XE, que j’ai pu également essayer sur toute route uniquement, avec et sans passager, je partage en de nombreux points tes commentaires.
    Néanmoins je lui ai trouvé pour ma part ces quelques défauts qui m’ont fait me tourner vers un vrai trail (ktm 1290 super adventure S) :
    – pas de rangement, même pour un portable ! (sous la selle, pas étanche)
    – pas de shifter, ni de témoin de pression des pneus
    – démarrage keyless pas abouti (verrouillage du nehmann avec clef obligatoirement, de même que le réservoir !)
    – pas de top case fait pour cette moto. Sacoche latérale possible mais à faible volume
    _ suspensions un peu floues à l’attaque
    Au final, c’est une superbe machine (quelle look et finition !)
    Mais difficile de l’envisager à 2 ou seul pluqu’en balade dominicale ou pour le travail. Envisager week-end ou vacances avec passager est pour moi incompatible avec cette moto.
    Dommage au final. Je ne pense pas qu’elle se positionne en concurrente de la tiger, mais plutôt aux autres scrambler ducat ou bmw, qui ont les mêmes défauts.

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  3. Bonnaud

    Penses tu essayer la Guzzi V85 ? Très jolie moto ? Aller au Maroc avec une Guzzi J’ai pas osé ….

    Répondre

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