Avec ses 273 kg tout plein fait, la Triumph ne joue pas dans la catégorie moto poids plume. De ce fait, une chute à basse vitesse ou à l’arrêt lors de manœuvres sur route ou en tout-terrain peuvent arriver. Et c’est sa belle plastique située au niveau du réservoir qui prendra en premier dans ce genre de situation.

Afin d’éviter tout écorchement à la première chute, SW Motech propose un modèle de crash bars spécifiques pour cette nouvelle Tiger Explorer.

Ces crash bars sont compatibles avec tous les modèles d’Explorer nouvelle génération (XCx, XCa, XRx, XRt) et peuvent s’installer en plus des protection bas-moteur fournies de série sur les modèles plus typés offroad XCx et XCa.

Contenu du carton

Avril 2017, je décide de monter ces crashbars que SW Motech me fournit à but de test. Et, au déballage, on découvre un kit complet composé de toute la visserie, la notice (en anglais et allemand, pas de français disponible) ainsi que les 2 crash bar.

Comme d’habitude avec SW Motech, la qualité de fabrication est excellente avec des bars de 27 mm de diamètre et une finition noir anodisée du plus belle effet.

 

SW Motech a fait le choix de partir sur du noir anodisé plutôt que du noir epoxy comme ce que l’on trouve sur les protection moteur Triumph. Je ne trouve pas cela choquant car l’Explorer est déjà faite d’un mélange de noirs mat et brillant.

Montage

Le montage de ces crash bars n’est pas à la portée de tout le monde. En effet, pour monter sereinement ces crash bars, il faudra vous que vous disposiez :

  • d’une valise à outils contenant des embouts étoilés de gros diamètre et des rallonges pour atteindre certaines vis situées derrière le radiateur. Une valise comme celle que l’on trouve à Brico Dépôt fait parfaitement l’affaire par exemple.
  • une clé dynamométrique afin de pouvoir serrer les vis au niveau du moteur aux bons couples de serrage.
  • du frein filet bleu pour sécuriser la visserie nouvellement montée.

Avec ces outils, vos mains et votre cerveau, cela se passera bien.

 

J’aurai tout de même 2 remarques à vous apporter sur le montage :

  • la seule étape réellement complexe est celle où il est nécessaire de bouger un peu le radiateur.
  • une fois les crash bars montés, pensez à démonter les longues portées Triumph (si vous en avez) pour faciliter la réinsertion des écopes de réservoir sinon vous perdrez 30 min comme moi à tenter de faire un Tétris impossible 🙂

Au final j’ai pris mon temps et, 2h plus tard, le tout était monté.

Pour les plus curieux, vous pouvez retrouvez la notice de montage des crash bars SW Motech pour Tiger Explorer en cliquant sur ce lien.

Présentation et points de fixation

Une fois montés sur l’Explorer, l’impression de qualité est toujours bien présente. Cela ne bouge pas si l’on secoue la moto par les crash bars, les soudures sont très propres et le métal ne fait pas “faiblard”.

Côté look, cela élargit la moto de quelques centimètres de chaque côté et cet empâtement supplémentaire améliore d’autant plus le caractère “baroudeur chic” de l’Explorer.

Le petit écusson métallique SW Motech disposé sur chaque crash bar vient rappeler que ce n’est pas n’importe quel crash mais bien ceux du taureau allemand.

Compte de tenu de l’architecture du cadre du maxi trail de Triumph, les 2 points de fixations majeurs ne sont pas vissés directement sur le cadre mais sont vissés sur des épaisses pattes de déport (5 mm d’épaisseur). Un mal nécessaire vue la disposition des carénages et des vis de fixation du moteur sur le cadre à ce niveau.

La 3ème fixation correspond à la jointure entre les 2 crash verrouillée grâce à 2 vis et écrous.

 

Moto à terre : quelle protection en cas de chute ?

N’ayant pas envie de crasher volontairement ma moto pour voir le niveau de protection des crash bars SW Motech (je pense que vous m’excuserez ^^), j’ai plutôt décidé de la déposer à terre sur du gazon d’un côté puis de l’autre, afin de voir si la protection est réellement efficace en cas de chute à l’arrêt.
Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, ces protections hautes sont particulièrement efficaces et viennent ainsi protéger toute la partie supérieure de la moto en cas de chute.

 

Ainsi, les écopes, les clignotants, les longues portées, le guidon, les déflecteurs sont protégés et ne viendront pas se briser à la première chute. Vu le prix de toutes ces pièces, c’est donc très vite rentabilisé !

Bien que les bars soit soudées sur des pattes de déports, cela ne plie pas et cela ne bouge pas une fois la moto par terre. Bien entendu, il s’agit ici d’un test sur une chute à l’arrêt et il est fort probable que cela plie un peu sur une chute avec une bonne vitesse. Mais globalement, les dégâts seront toujours moins importants que s’il n’y a rien pour protéger cette zone en cas de cabriole !

Retour d’expérience après 20 000 km et 5 chutes

Mise à jour du 17/02/2017

Le bilan est très bon ! La moto a subi pas mal de chutes depuis. Souvent des chutes à basse vitesse mais les crashbars ne m’ont jamais fait défaut et n’ont pas plié. J’en suis vraiment très content car la moto ne s’est jamais abîmée grâce à cela. J’ai bien sûr griffé les crashbars, perdu de la peinture par-ci par là, mais avec un coup de bombe de peinture, les voilà repartis (cosmétiquement parlant) ! Donc je confirme mon avis et mes premières impressions très positives, et je les recommande vivement pour une Tiger Explorer.

 

Test des crash bars SW Motech pour Tiger Explorer 1200 en vidéo

Test des crash bars SW Motech pour Triumph Tiger Explorer XCx, XCa, XRx, XRt
Proposés à 189,95€ en version noir anodisé et 259,95€ en version acier inox, je trouve qu’il s’agit d’un accessoire incontournable pour la Tiger Explorer. Un faible investissement au regard du prix de ce maxi trail. J’ai même du mal à comprendre pourquoi Triumph pas cela en option ou de série.

Heureusement, SW Motech est là pour corriger le problème et vient proposer des crashbars d’excellente facture s’intégrant parfaitement à la ligne de la moto.

On pourrait certes leur reprocher leurs pattes de fixation en déport, mais je pense qu’ils n’ont clairement pas eu d’autres solutions vue la conception de la moto. On retrouve également cette difficulté sur un grand nombre de motos récentes (Africa Twin, Tiger 800, V-Strom, ...), obligeant les équipementiers à redoubler d’ingéniosité pour protéger au mieux nos beaux trails de dernière génération.
ON A AIMÉ
  • Qualité de fabrication
  • Intégration élégante sur la moto
  • Résistance aux chutes
ON N'A PAS AIMÉ
  • Pas de notice de montage en français
  • Points de fixation déportés (mais nécessaires ...)
4.5Note Finale

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