Sorti en Janvier 2018, le Shoei Neotec 2 avait la lourde tâche de succéder au fameux Neotec premier du nom. Après 1 an et demi de commercialisation, voici mon avis sur le modulable haut de gamme du fabricant japonais, après avoir roulé avec sur 5000 km durant les 3 derniers mois. Mieux vaut tard que jamais pour sortir l’essai n’est-ce pas ?

Surtout que maintenant je commence à avoir une belle vision de ce qui existe sur le marché en termes de casques modulables haut de gamme (j’ai en effet déjà testé le Schuberth C4, le HJC RPHA 90 ou encore le Nexx X.Vilitur).

Déballage et contenu de la boite

Au déballage, on découvre que Shoei a déjà fait tout le travail et que le casque est tout de suite prêt à l’emploi. En effet, on retrouve dans la boite :

  • Le casque, emballé dans une housse, sur lequel le Pinlock (modèle EVO) est déjà monté sur l’écran,
  • 4 stickers supplémentaires à installer sur le casque,
  • L’adaptateur pour l’intercom spécifique Shoei, fait avec Sena et disponible en option payante,
  • De l’huile de silicone pour permettre l’entretien du joint de l’écran (c’est la première fois que je vois cela fourni avec le casque, c’est top !),
  • Deux ergos de fixation de Pinlock au cas où l’on casse l’un de ceux déjà montés sur l’écran (là aussi c’est une première pour moi de voir cela fourni),
  • et enfin les notices.

 

Il y a donc vraiment tout ce qu’il faut pour maximiser la longévité de son casque, et c’est typiquement le genre de petites attentions que l’on attend d’un casque haut de gamme.

Présentation et finitions du Shoei Neotec 2

Faisons maintenant le tour du Neotec 2, et comme vous vous en doutez, il y a pas mal de choses à vous partager.

Tout d’abord, le look et la finition. Je le trouve clairement irréprochable. Le design est sobre dans ce coloris noir mat, mais les lignes tendues et les différents reliefs présents sur les aérateurs lui permettent de conserver un aspect dynamique sur le plan visuel.

Je ne suis juste pas super fan des gros stickers Shoei collés sur l’arrière du casque que j’ai préféré retirer de mon côté. Il est déjà écrit Shoei en gros au niveau du front, c’est bien assez :D.

 

La finition est exemplaire. Que ce soit sur la qualité des mécanismes d’ouverture de l’écran, des aérations ou de la mentonnière, tout est fluide et fait très cossu à la manipulation. Il n’y a aucun bruit anormal à signaler. On sent bien que l’on est face à un casque premium.

Avec ses 1663 grammes pesés sur la balance (pour un poids annoncé de 1650 gr dans cette taille S), le Shoei Neotec 2 se positionne dans la moyenne niveau poids. Il n’est pas plus léger ni plus lourd que ses concurrents directs. Si vous êtes surpris par ce poids, c’est juste que vous n’êtes pas habitués aux casques modulables 😀 Mais vous verrez que sur la tête, cela ne se ressent pas.

La coque, faite de fibre de verre organique et de fibres multi-composite (en gros cela permet d’avoir une coque alliant une excellente résistance aux chocs et une rigidité optimale), fait très compact une fois le casque sur la tête. La peinture de cette coque est d’excellente facture et il n’y aucun défaut à signaler.

 

A l’avant du casque, on va retrouver deux entrées d’air : une première sur le menton, réglable sur 2 niveaux (ouvert/fermé), et une seconde au niveau du front, réglable sur 3 niveaux d’ouverture.

A l’arrière, on retrouvera 2 extracteurs d’air qui permettront de parfaire le cycle de ventilation. L’écran est quant à lui large et confortable, mais il ne sera pas le plus grand de sa catégorie pour autant. On trouvera plus grand chez Nexx ou encore HJC.

Derrière l’écran se cache un écran solaire approuvé par la norme européenne EN1836 (en français cela signifie qu’il protège vraiment du soleil et donc des UV-A et UV-B). Ce dernier se déploie grâce à un mécanisme d’ouverture situé sur le côté gauche du casque. Là aussi, la dimension est généreuse mais ce n’est pas le plus grand que j’ai pu connaître. Les crans d’ouverture et de fermeture sont en tout cas fermes et précis, avec un système de verrouillage final de l’écran qui se fait sur une zone en plastique renforcé. Le bruit d’ouverture/fermeture est d’ailleurs très satisfaisant aux oreilles 🙂

 

Enfin, le gros bouton rouge à l’avant servira à ouvrir la mentonnière à 90 degrés. Tout le mécanisme est en acier inoxydable, cela fait très robuste et c’est agréable à l’usage. Point très important, le Shoei Neotec 2 est homologué jet et intégral (il dispose de l’étiquette d’homologation avec les sigles J et P). On peut donc rouler comme bon nous semble. On appréciera au passage la mentonnière travaillée qui facilite la préhension pour fermer le casque, et qui permet aussi de diminuer les turbulences pour ceux roulant à moto sans protection au vent.

 

Passons désormais sur le dessous du casque où l’on découvre une large bavette amovible, et un important déflecteur permettant de limiter au maximum les entrées d’air. La fermeture du casque est confiée à une jugulaire à fermeture micrométrique en acier, typique sur les casques modulables car plus simple à manipuler qu’une boucle double-D, même avec des gants.

Point de détail que j’apprécie particulièrement. La boucle micrométrique est décalée sur le côté, ce qui permet d’éviter qu’elle rentre en contact avec ma pomme d’Adam. C’est le premier casque sur lequel une boucle micrométrique ne vient pas me gêner, c’est une très bonne idée de leur part !

Enfin, on retrouve l’intérieur typique d’un Shoei, avec des mousses très agréables au toucher, dotées d’une bonne densité. C’est très confortable et là aussi, il n’y a rien de particulier à lui reprocher. Sous ces mousses, on notera la présence d’un calotin EPS à double densité qui permet une meilleur protection du crâne en cas d’impact grâce aux différents niveaux d’absorption. Vous l’avez compris, le Shoei Neotec 2 est difficilement critiquable. Rien n’est négligé, il tape dans le mille côté qualité perçue.

 

Enfilage et usage sur route

Côté enfilage et confort sur la tête, c’est un vrai chausson. Bien entendu, il faut relativiser car nous n’avons pas tous la même forme de crâne, mais pour ma part, c’est parfait. C’est le premier Shoei que j’essaye et je m’y sens très à l’aise. Il n’y a pas de points de pression à signaler et le tissu est très doux au contact de la peau.

Il est très facile d’y insérer sa tête (comme dans la plupart des modulables), et pour les porteurs de lunettes, vous apprécierez le fait que des cannelures sont présentes dans les mousses afin de ne pas galérer pour y insérer ses lunettes. Je ne mets pas de lunettes de vue donc j’ai testé avec mes lunettes de soleil et pas de difficultés à signaler. Il fait en tout cas parti des casques les plus confortables que j’ai pu porter à ce jour (plus qu’un HJC RPHA 90 ou qu’un Schuberth C4 notamment).

 

Parlons maintenant de l’usage sur route et là, j’ai pu constater pas mal de qualités mais aussi tout de même quelques défauts (dont un à bien garder en tête). Je le précise, mais sachez que j’ai testé ce casque avec une Triumph Tiger 800 XCa de 2018, soit une moto qui protège bien la tête du vent. J’ai également roulé debout pour avoir le ressenti d’une personne avec une moto non carénée mais sachez que de ce fait, je manque peut être de recul dans le cadre d’un usage motard sans protection au vent. Il est donc tout à fait possible que le ressenti que je vous partage soit différent pour vous selon votre moto, votre morphologie, votre niveau d’exigence face au bruit, ou encore votre passif en termes de casques utilisés.

Tout d’abord, l’aérodynamique du casque est assez irréprochable. Il est très stable et n’exerce aucune pression particulière même lorsque l’on roule à 130 km/h. On peut bouger la tête à gauche, à droite, la pénétration de l’air est très bonne même sans bulle de protection. Même casque ouvert, il reste agréable à toutes vitesses.

 

Ensuite, le confort de port constaté en statique est toujours excellent même après plusieurs heures de roulage. J’ai eu l’occasion de faire quelques trajets de 3h et il ne m’a jamais généré de douleur. Ma forme de tête est bien compatible avec cette marque comme je vous l’expliquais précédemment. Pareil pour la boucle micrométrique qui ne m’a jamais gêné grâce à ce positionnement décalé.

L’autre gros point fort de ce Shoei Neotec 2, c’est l’insonorisation. Je trouve qu’il offre la meilleure absorption du bruit si je le compare à tous les modulables que j’ai pu tester. Je n’ai pas encore essayé le nouveau Schuberth C4 Pro donc peut-être que celui-ci fait mieux, mais en tout cas, on sent que Shoei a particulièrement travaillé ce point. Par contre, attention, je n’ai jamais parlé de silence. Un casque silencieux, cela n’existe pas. Il existe des modèles qui vont plus ou moins bien absorber le bruit du vent, du moteur et de l’environnement, mais n’espérez pas avoir un silence de cathédrale une fois votre heaume porté. Cela reste un casque moto mais je n’ai jamais senti le besoin d’utiliser des bouchons d’oreilles avec ce dernier, même à des vitesses autoroutières sur de longs trajets. La protection à la buée est excellente grâce au Pinlock EVO comme toujours. Rien ne passe, pas de buée ni de pluie.

D’ailleurs en parlant de pluie, l’étanchéité de l’écran et de la mentonnière ont là aussi été sans reproches. Je n’ai pas eu autant de pluie qu’en hiver mais les grosses averses d’été que j’ai pu subir m’ont permis de constater l’absence de fuites.

 

Au niveau des points corrects sur lesquels cela aurait pu être un peu mieux, c’est sur la partie écran solaire et champ de vision. Sur le champ de vision, on voit un peu les côtés et le dessus du casque. J’aurai bien aimé un champ de vision un peu plus large en hauteur et en largeur. Ce n’est en aucun cas gênant et on s’y fait très vite, mais cela aurait cela aurait été un point intéressant pour être aussi parmi les meilleurs sur ce point.

La solaire, c’est un peu pareil, j’aurai apprécié 5 mm de plus en hauteur, surtout sur les côtés du casque, afin de couvrir presque 100% du champs de vision avec la solaire. Là, cela manque un peu sur le bas. Rien d’horrible non plus ici, elle est très bien teintée et protège bien vos yeux du soleil, cependant cela aurait été un vrai plus face à ses concurrents.

 

Enfin, le seul point qui m’a déçu et sur lequel j’en attendais plus, c’est l’aération. Je trouve que l’on a vite chaud dans ce casque et que les aérations manquent un peu de souffle avec une moto qui protège bien du vent, surtout à moins de 70 km/h. J’avais toujours lu sur les tests des gros sites moto que l’aération était l’un de ses point forts mais de mon côté, je n’ai pas constaté cela avec ma machine. C’est clairement plus efficace lorsque l’on mets la tête hors de la bulle mais je trouve que cela reste plus léger que sur d’autres casques. Je pense que c’est le prix à payer pour avoir une bonne isolation phonique. Ce n’est pas non plus la fournaises, n’exagérons pas, cependant j’aurai souhaité mieux, surtout en cette période estivale.

L’aération frontale s’en sort en tout cas plutôt bien avec ma bulle, mais par contre l’aération du menton est inefficace. Je pense que cette dernière a été pensée avant tout avec une moto non protectrice. C’est un peu dommage pour un casque à vocation touring. De ce fait, j’ai tendance à rouler presque tout le temps casque ouvert lorsque je suis en ville. Là c’est très agréable, l’air passe bien sur le visage, remonte sur le crâne, et ressort par les extracteurs. On peut également retirer la bavette pour apporter un peu plus d’air frais mais l’on perd dans ce cas en isolation phonique.

Nettoyage et entretien

Le casque se nettoie aisément avec de l’eau et une microfibre. Je n’ai pas vu de micro-rayures se former suite à mes nombreux frottements.

Le système de démontage de l’écran est simple et intuitif à manipuler. Il permet un démontage rapide et sans outils en venant juste appuyer sur les tirettes sur les côtés, accessibles une fois l’écran ouvert.

Enfin, les mousses se démontent et se remontent sans grosse galère afin de pouvoir les laver à la main. On peut d’ailleurs constater que les emplacements pour installer des écouteurs d’intercom sont bien présents.

 

D’ailleurs, sachez que l’intercom Sena spécifique Shoei peut venir se monter dans le casque de manière très discrète en retirant les mousses et les 3 caches en plastiques présents sur les côté et le dessous du casque. Tout est préparation pour venir installer ce modèle d’intercom propriétaire mais il est tout à fait possible d’installer un autre modèle d’intercom. Et ça, c’est très bien car Shoei ne vient pas imposer l’achat et l’usage de leur intercom sur leurs casques.

 

Prix, garantie, tailles et coloris disponibles

Concernant les prix et tailles, le Shoei Neotec 2 est disponible en 7 tailles allant du 2XS au 2XL. Ces 7 tailles sont réparties sur 3 tailles de calotte pour optimiser le confort et la sécurité. C’est toujours un plaisir pour les personnes avec une petite tête d’avoir une calotte bien ajustée 🙂 Côté coloris, il y a du choix avec pas moins de 14 variantes :

  • 2 coloris unis, proposés au prix public de 599€,
  • 3 coloris mates et 3 coloris metal, proposés au prix public de 629€,
  • 6 coloris graphiques proposés quant à eux au prix public de 699€.

 

Tous les modèles sont garantis 5 ans, comme tous les casques de la marque japonaise.

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Le test du Shoei Neotec 2 en vidéo

Test du casque Shoei Neotec 2 : excellent, mais pas parfait pour autant
En conclusion, c'est quasiment un sans faute pour ce Shoei Neotec 2.
Il arrive à mes yeux à justifier son tarif premium grâce à un niveau de qualité et de performances qui lui permettent d'être à chaque fois le meilleur, ou dans le top 3 vis à vis de ses concurrents.

Est-ce que je conseillerai ce casque à tout ceux qui souhaitent acheter un modulable ? Non car tout le monde n'a pas besoin d'un casque aussi bon. Et ce haut niveau de valeur implique un coût certain.
Par contre, si vous avez un haut niveau d'exigence, que vous cherchez un casque qui ne fait presque pas de compromis et qui sera capable de vous emmener loin et longtemps, alors ce Shoei Neotec 2 pourrait être fait pour vous.

Il sera idéal pour ceux qui préfèrent privilégier la protection phonique à l'aération, surtout si vous avez une moto de type Trail, Touring ou GT. C'est un élément à bien prendre en compte avant de vous lancer sur ce dernier.

De mon côté, il est parfaitement adopté et c'est désormais mon casque du quotidien 🙂
ON A AIMÉ
  • Isolation phonique de haut niveau
  • Finition et qualité d'assemblage exemplaires
  • Confort de port et double homologation Jet/Intégral
ON N'A PAS AIMÉ
  • Visière et écran solaire qui auraient pu être un peu plus grands
  • Aérations qui manquent d'efficacité avec une moto carénée
4.6Note Finale

Une réponse

  1. Bonnaud

    Salut Matt
    Je suis tres content de ce casque et partage tout a fait ton avis
    Ventilation un peu juste en Tiger 800 2019
    J’attends ton essai du Senna dedié
    Il coute un bras…300 euro
    L’utilisation peu intuitive nécessite â mon avis bac + 12 et un stage de plusieurs jours….
    Les touches sont d’accès difficile avec les gants
    Le son est de qualité mais un peu aigu
    Intérêt bien sur: la parfaite intégration, rien ne dépasse

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