Trouver une bonne paire de gants, voilà qui est souvent délicat. En jetant un oeil à la gamme Macna, il y a de quoi s’y perdre tellement elle est étoffée, de toutes saisons et de tous styles. Le point positif est que chacun pourra y trouver son bonheur, à n’en pas douter !

Pour cette fois, c’est une paire de gants que je qualifierais de mi-saison (associée à des protège-mains) qui est passée entre mes mains ces 3 derniers mois, et il faut dire que leur membrane imperméable était bien de saison. J’ai nommé les Macna Rock Outdry.

On commence avec leurs spécificités

Leader au Benelux, cette marque née en 1990 a su imposer son style facilement identifiable d’aspect général mais aussi jusque dans les détails. Les gants Macna Rock Outdry mélangent ainsi cuir de chèvre (55%) et tissu Soft Flex d’apparence très qualitative (35% polyester, 10% polyamide), avec divers renforts et un double système de fermeture très bien intégrés.

 

Côté homologation, ces gants Macna sont conformes aux exigences de sécurité de la directive sur les équipements de protection individuelle (EPI) selon la norme EN 13594 et comportent bien le petit pictogramme du motard. Ils répondent cependant à la certification postérieure à 2015 qui du fait ne précisait pas le niveau 1 ou 2 de protection auquel ils sont potentiellement éligibles. Je me contenterais donc de vous énumérer leurs différents renforts intégrés ainsi que mon sentiment.

On distingue donc des rembourrages légers sur les phalanges de certains doigts et au poignet, ainsi qu’un plus épais au niveau de la paume de la main juxtaposé à celui en plastique souple situé à l’extérieur du poignet et qui reprend le logo de la marque. La coque de protection supérieure est de type semi-rigide et parfaitement dissimulée sous le tissu. Le matériau utilisé promet de bonnes capacités d’absorption et on peut également le retrouver aux articulations des genoux ou des épaules pour d’autres équipements du pilote.

 

Quant à leur imperméabilité, elle est assurée par un procédé laminé d’une membrane Outdry brevetée d’origine italienne. Celle-ci apporte de nombreux avantages de par son procédé de fabrication qui consiste à coller sous haute température la couche imperméable directement à la couche externe du gant.
Dans la théorie, cela repousse du fait totalement l’eau à l’extérieur du gant sans espace intermédiaire qui permettrait à l’eau de se stocker et de renforcer la sensation du froid. Le laminage favorise également la respirabilité de la matière, ce qui est d’autant plus important pour une paire de gants afin de luter contre la transpiration et les difficultés à les retirer après une longue séance de roulage par exemple.

Enfin, l’index de chaque gant reprend à la fois la technologie Touch Tip qui permettra de les utiliser sur des écrans capacitifs de smartphone ou de certains GPS, mais aussi une raclette dédiée à mieux évacuer l’eau de la visière du casque.

Il est temps de vérifier si toutes les promesses sont tenues, voici mon avis sur les Macna Rock Outry.

Ce que valent les Macna Rock Outdry à l’usage

Ergonomie et sensations

En commençant par l’enfilage, on constate qu’ils sont parfaitement taillés, du moins me concernant. Je suis parti sur ma taille habituelle et chaque doigt a une longueur idéale.

 

Le serrage de la petite sangle est le plus efficace que j’ai essayé à ce jour (parmi du DXR, Ixon, Bering et Five). C’est très naturel et elle permet un serrage à la fois très uniforme et puissant si on le désire. C’est un point très important à mes yeux car il n’y a rien de plus frustrant qu’une bonne paire de gants protectrice mais qui ferme mal. Ici il est impossible de pouvoir les enlever une fois que c’est sanglé. Le serrage à scratch de la manchette vient parfaire le tout d’une manière un peu plus classique mais avec le même matériau joliment fini.
Il m’a été possible de les fermer au choix par dessous ou par dessus les manches de la veste (équipée de la doublure chaude), avec un peu de mal dans le second cas cela dit.

 

Il y a deux types de motards : ceux qui aiment avoir chaud aux mains en toutes circonstances et qui n’hésitent pas à passer rapidement sur des gants mi-saison voire hiver dès que les températures rafraîchissent, et ceux qui comme moi préfèrent avoir un apport de chaleur moindre mais garder des gants légers, très souples et relativement minces pour garder un maximum de ressenti sur les commandes. Je fais partie de cette seconde catégorie et les gants Macna Rock Outdry me permettent d’être très à l’aise à la conduite.

La souplesse procurée par le renfort moussé semi-rigide sur la partie supérieure et la finesse du gant apportée par la membrane étanche laminée ainsi que le cuir de chèvre me permettent de garder de bonnes sensations. La flexibilité et le touché sont bons mais il y a juste un détail qui pourrait potentiellement en gêner certains.

La coque semi-rigide de renfort supérieur n’a pas une forme ergonomique à l’intérieur du gant (c’est plat), et si je n’ai constaté aucune gêne à la main gauche durant toute ma période de test, j’en ai eu une petite à la main droite. Il y a une petite douleur ressentie au niveau de l’os métacarpe du majeur en particulier.
Je précise que je n’ai aucune blessure apparente de base et que c’est la première fois que je ressens cela avec une paire de gants. C’est relativement léger et encore une fois je le ressens sur une main mais pas sur l’autre ! Bizarre vous dites… ? 😀

Imperméabilité et saisonnalité

Ayant des protège-mains montés sur la moto, il est évident qu’il faudra garder ça en tête sur ce qui va suivre.

 

Par exemple, au delà de 50km/h il reste très peu de gouttes d’eau qui viennent frapper les gants puisque les protège-mains viennent les dévier. Cependant, je roule fréquemment en agglomération et sur les petites routes de campagne à virages serrés, ce qui m’a permis de les mettre réellement à l’épreuve de la pluie battante. Et force est de constater que leur imperméabilité est validée ! J’ai toujours su garder mes mains au sec même après 2h30 d’utilisation d’affilée sous la pluie dont une bonne partie à petite vitesse ou à l’arrêt sans abris.

Pour aller plus loin, je suis même allé jusqu’à les enfiler et les passer totalement sous le robinet au retour d’une sortie tout-terrain pour les débarrasser un peu de la terre. Le cuir s’est alors gorgé d’eau et j’ai eu au pire une sensation d’humidité à l’intérieur des gants au bout de quelques minutes mais les mains sont ressorties sèches, ça n’a pas percé.

 

Pour leur polyvalence tout au long de l’année, non seulement les protège-mains de la moto viennent évidemment influencer le résultat, mais il y a aussi la tolérance de chacun face au froid qui entre en compte. A titre personnel, pour vous donner une idée, cela fait près de 6 ans que je roule avec des gants été ou mi-saison dont une seule paire est imperméable et que j’ai très peu porté car je les trouvais vite un peu chauds. Je n’ai jamais apprécié utiliser des gants hiver malgré que je roule toute l’année.

Ici, l’atout de la membrane Outdry étant de combiner imperméabilité et respirabilité, ce que j’ai eu plaisir à constater. Pour les pousser dans leurs retranchements, je les ai emmené à mes sorties tout-terrain et il est facile de transpirer de chaud dans ces cas là, chose que je n’ai pas constaté ici (sous la barre des 15°C je précise). Ça se remarque d’ailleurs facilement lorsqu’on les enlève lors des pauses, la main s’extrait de manière aisée sans résistance. Ces gants me réconcilient avec l’imperméabilité ^^

Côté températures, encore une fois avec des protège-mains en place sur la moto, je peux rouler sans mal jusqu’à 10°C même sur la voie rapide. En dessous de cette température, suivant s’il pleut ou non, je porte alors des sous gants très fins en soie pour un petit apport de chaleur. La pluie a tendance à renforcer la sensation de froid et les sous-gants permettront de la retarder un peu. Sous les 2°C, ça va commencer à piquer au bout de 30min de route. Si vous disposez de poignées chauffantes (ce qui n’est pas mon cas), ça devrait être un peu mieux.
A l’inverse, la température maximum à laquelle j’ai pu rouler avec les Macna Rock Oudry était d’environ 17°C et je n’ai absolument rien à leur reprocher, ils sont conçus typiquement pour ce genre de conditions.

 

Aspects pratiques

Comme j’en parlais un peu plus haut, les gants sont équipés d’une raclette pour mieux essuyer la visière du casque lorsqu’il pleut. Celle-ci est très souple et permet d’assez bien épouser la forme de la visière pour faire le job correctement. Certains la préfèrent peut être sur le pouce que sur l’index comme c’est le cas avec les Macna Revenge 2 Outdry, c’est une question de goût. Dans les deux cas ça s’utilise sans mal.

Et puis j’ai pu apprécier le touché tactile qui est possible à l’aide de l’index de chaque gant et du pouce sur le gant gauche uniquement. C’est très sensible et ça fonctionne bien sur les écrans. Il est inutile d’appuyer réellement, un simple contact léger suffit. Ce qui est d’autant plus pratique pour garder de la précision sur un petit écran comme le format 4″ de mon smartphone. Le Touch Tip présent sur deux des doigts du gant gauche permet de pratiquer le zoom sur une carte ou une page internet par exemple.

 

Usure au bout des 3 mois

Comme nous nous efforçons à le faire grâce à la durée de nos tests, je vais vous faire part du détail d’usure que j’ai pu relever ici. A savoir que je ne l’ai vu qu’en pinçant un peu le gant de manière non naturelle, vous ne le verrez pas en temps normal. Sur le gant gauche uniquement, le tissu qui recouvre le coque semi-rigide laisse apparaître des petites zones où il se décolle. La photo témoin (à droite) vous montre la subtilité.

Test des gants Macna Rock Outdry, ne craignez plus la pluie
Avec un tel soin apporté dans la conception jusque dans les détails et pour l'efficacité de leur membrane laminée Outdry, le prix public de 139,95€ me semble tout à fait justifié.

J'ai particulièrement apprécié le serrage poignet de très bonne facture et le bon niveau de respirabilité même pour un usage qui ne leur est pas dédié à la base.
Ils me suivent partout et c'est presque un sans faute !
On a aimé
  • Qualité perçue jusque dans les détails
  • Facilité et efficacité du serrage poignet
  • Etanchéité avérée et respirabilité conservée
On n'a pas aimé
  • Coque semi-rigide qui pourrait peut-être gagner en confort
4.8Note Finale

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