La veste DXR Roadtrip, marque propre à l’enseigne Motoblouz, est sans doute le produit phare destiné aux gros rouleurs à petit budget comme en témoigne sa dénomination commerciale. Un pantalon du même nom est d’ailleurs disponible à la vente pour ceux qui le souhaitent.

Voici mon retour après 4 mois d’essai passés avec, par tout temps et dans toutes les conditions d’usage, route et tout-terrain. Quels sont ses atouts et ses limites techniques, à quoi peut-on s’attendre ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.

Présentation de la veste DXR Roadtrip

Pour 2019, la veste DXR Roadtrip se voit proposée dans plusieurs nouveaux coloris. On en compte 4 pour les hommes et 4 pour femmes (avec une coupe adaptée à leur morphologie). C’est un bel effort de la part de DXR pour contenter le plus de monde possible tout en gardant son produit très abordable. Voici les 3 autres coloris homme :

 

En effet, la veste DXR Roadtrip étant proposée à 154,90€ en prix public (souvent affichée moins chère), on comprend vite l’engouement pour ce modèle qui ne manque pas d’atouts techniques sur le papier.

Son tissu Polyester 600D est renforcé en 1680D aux épaules. Ce choix technique apporte à la fois une haute résistance à l’abrasion et aux déchirements, tout en n’étant pas excessivement lourd ni trop rigide. Pas d’économie sur ce point.

 

Les coques de protection intégrées aux coudes et aux épaules sont homologuées CE 1621-1 de niveau 1 et signées de la marque Safemax. Plutôt épaisses mais pas excessivement rigides, elles sont prédécoupées pour mieux s’articuler. La dorsale étant en option, la marque propose le modèle DXR Back Protector de niveau 2 que j’utilisais parfois lors de cet essai.

La conception est de type 2 en 1 et toutes saisons, avec une doublure chaude amovible uniquement. Celle-ci dispose d’un grand rabat à l’avant pour compléter la barrière anti-froid et est aérée avec une maille fine au niveau des aisselles. Elle se fixe à l’aide d’une unique grande fermeture éclair qui en fait tout le tour, ce qui est très pratique pour l’installer ou l’enlever rapidement, tout comme les repères de couleur pour les 2 boutons à fixer au bout des manches. Bien vu.

 

La membrane d’étanchéité étant fixe, c’est donc une veste que l’on pourra utiliser quelques soient les conditions météo sans crainte de finir trempé par oubli de l’avoir installée.

En période chaude, l’avant de la veste est équipé de deux ventilations verticales de 18cm pour capter le flux d’air, et d’un extracteur horizontal de 20cm en haut du dos pour évacuer l’air chaud.

Un des points forts de cette veste se trouve du côté des poches, puisqu’on en retrouve pas moins de 6 à l’extérieur :

  • une petite de 8cm sur l’avant-bras gauche afin d’y mettre votre CB pour aller à la station, ou un badge de télépéage par exemple,
  • les deux grandes ventilations à l’avant qui font office de poches une fois fermées (non étanches),
  • deux poches à rabat de 16cm de large et 14cm de haut, semi-étanches (le rabat ne reprend pas la membrane),
  • et enfin la grande poche fourre-tout dans le bas du dos de 26cm de large par 16cm de haut (semi étanche), pour la doublure thermique, etc.

A l’intérieur, vous avez des poches disposées de chaque côté, ainsi qu’une autre étanche située en haut derrière le rabat de la veste. Bref, il y a de quoi faire, je n’ai jamais manqué de place pour y stocker mes affaires.

 

La route, son domaine de prédilection

Confort et réglages

La veste DXR Roadtrip se veut relativement confortable et avec une coupe sans reproches. La taille M me convient parfaitement après avoir ajusté les sangles de réglage à la taille et les boutons pression aux bras. Le col de la veste n’est pas le plus doux que j’ai connu mais il reste tout à fait confortable dans l’absolu et le velcro tient toujours très bien après 4 mois d’utilisation. Ce qui n’est pas toujours le cas.

Un sentiment de sécurité se dégage de cette veste, de par la qualité des matériaux et de l’épaisseur des coques de protection incluses. On n’y retrouve pas de soufflets d’aisance mais les coques prédécoupées accompagnent sans problème nos mouvements. Pour plus de confort au niveau du dos, je vous recommande plutôt l’investissement dans une dorsale en matière D3O (matériau flexible de couleur orange qui se rigidifie au moment de l’impact). La dorsale DXR Back Protector étant quand même assez rigide, elle a du mal à se faire oublier.

Au niveau des poignets, le serrage velcro est là aussi toujours efficace en permettant un ajustement assez large. On passera aisément des gants été et mi-saison à l’intérieur. La manchette des gros gants hiver passera quant à elle par dessus pour avoir une parfaite barrière anti-froid.

 

À l’hiver

L’installation de la doublure chaude dans la veste étant une opération simple et rapide comme je le disais plus haut.

N’étant pas quelqu’un de frileux de base, je trouve la doublure thermique bien suffisante à l’usage. Les plus longs parcours autoroutiers sous 0°C en hiver nécessiteront le port d’un pull polaire par dessous, mais elle suffira à la majorité dans l’absolu. N’oubliez pas de déployer le large rabat thermique à l’avant de la doublure.
Pour vous donner une idée, j’arrive personnellement à me contenter d’un t-shirt à cette température lors des trajets moyens sans trop de voie rapide.

Si vous envisagez un gros roadtrip dans un pays froid, je ne saurai que trop vous recommander l’utilisation de vêtements techniques (voir le test du SIXS TS3 Merinos) et/ou d’une veste chauffante (test de la veste Keis J501). C’est le meilleur moyen d’avoir une parfaite régulation tout en n’étant pas engoncé dans sa veste.

 

À la mi-saison

Pas de problème notable pour la veste DXR Roadtrip à la mi-saison. La membrane imperméable, qui fait aussi office de coupe-vent, se révèle efficace, à une exception près. Malgré les grosses averses, je suis resté au sec sauf au bas du ventre, sous le niveau du nombril.

Si vous prenez la route sous une grosse averse en continu, le tissu va tellement se gorger d’eau en bas de la veste que l’eau va remonter par capillarité et vous mouiller tout le bas du t-shirt. Cela m’est arrivé à trois reprises.
Pour les averses moins violentes et éparses, vous devriez rester au sec si tout va bien. Le reste de la veste n’étant pas impacté, je ne rencontre pas de souci ailleurs qu’à ce niveau là.

 

Concernant les poches externes, ne vous méprenez pas par les zip étanches. Celles du haut (qui font aussi office de ventilation) ne sont pas étanches du tout. Le contenu prendra l’eau en quelques minutes une fois que le tissu se sera gorgé d’eau, tout comme pour la petite poche sur l’avant du bras gauche.

Les deux grandes poches du bas et celle dans le dos sont quant à elles semi-résistantes à l’eau. C’est à dire que l’intérieur est revêtu d’un textile étanchéifié mais pas le rabat. Encore une fois, pour les petites et moyennes averses, cela suffira très bien. Mais si cela dure ou que l’averse s’intensifie, le textile du rabat va tellement se gorger d’eau qu’il risque de laisser passer un peu d’eau au bout d’un moment. Ça ne m’est pas arrivé souvent je précise, donc c’est plutôt pas mal.

Préférez quand même les poches internes de la veste pour bénéficier d’une parfaite étanchéité à la pluie si vous avez des documents ou objets sensibles à transporter.

 

Les températures ne devraient pas être excessives à cette période de l’année et les aérations de la veste suffisent à vous apporter le flux d’air nécessaire afin de ne pas surchauffer. C’est très satisfaisant.

En été

Là où ça l’est moins, c’est en plein été. Il n’y a pas de secret, on reste sur une veste 2 en 1 dont la membrane imperméable fixe filtre en permanence une partie de l’air frais, et les zip de ventilation verticaux à l’avant (bien que généreux) n’auront pas la même efficacité que de larges panneaux ouvrables.

 

Autour des 20-25°C, la veste DXR Roadtrip reste relativement agréable sur route. Mais lorsque le thermomètre monte à 30°C et au delà, on atteint clairement les limites de ce type de vestes. Tant que l’on roule à 50km/h et plus, pourvu que vous n’ayez pas une bulle de protection trop imposante, la régulation parvient à se faire tant bien que mal. Mais lors des passages lents en agglomération, dans les bouchons ou au moindre arrêt, on surchauffe clairement.

C’est à cette période de l’année que les vestes de type 3 en 1 prennent l’avantage, c’est à dire celles qui ont une membrane imperméable amovible en plus de la doublure chaude. Rien de surprenant dans le cas présent.

Et en tout-terrain, est-elle envisageable ?

 

En utilisation tout-terrain, on peut tout à fait s’en accommoder dans l’absolu, mais il faudra que vous ayez un minimum de technique pour compenser les efforts à fournir, et beaucoup d’eau pour reprendre ce que vous avez perdu 😀
Même à l’hiver, si vous vous engagez dans des portions lentes et techniques typées Enduro avec un gros Trail, ce sera déjà une veste limitante car on chauffe très vite !

Contentez vous de faire du tout-terrain roulant peu technique et cela devrait aller suivant votre degré de tolérance. Mais pour être parfaitement transparent, ce n’est en effet pas une veste Adventure au sens où je l’entends puisqu’elle n’offre pas le flux de ventilation nécessaire en utilisation tout-terrain, c’est indéniable.

Pour faire un peu mieux, il aurait par exemple été intéressant de proposer des zip de ventilation de 20cm sur les avant-bras en partant du poignet, ainsi qu’agrandir le zip d’extraction dans le dos.

 

Je suis par contre agréablement surpris du niveau de finition et de résistance global. Après 4 mois d’essai dont plusieurs sorties tout-terrain avec quelques petits accrochages dans des branches et autres ronces, la veste ne montre pas le moindre signe d’usure. Pas de velcro qui se découd ou qui tient mal avec le temps, aucun motif dégradé, et pas d’accrocs dans le tissu bien sûr. Elle tient parfaitement la comparaison avec des produits plus onéreux.

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Le test de la veste DXR Roadtrip en vidéo

Test de la veste DXR Roadtrip 2019, pratique et efficace au quotidien
En conclusion, il faut avouer que pour une veste Touring vendue environ 150€, c'est presque un sans faute.

Tout est réuni pour en faire une veste toutes saisons très agréable tant qu'on ne roule pas trop en période de canicule comme c'est le cas au moment où je termine cet essai.
Le reste de l'année, vous en serez pleinement satisfait pour des trajets quotidiens grâce à la qualité des matériaux qui n'amène aucun reproche dans cette gamme de prix, et à ses nombreuses possibilités de rangement.

Il n'y a qu'en tout-terrain où elle trouvera vite ses limites si vous vous engagez un peu dans des parcours techniques, mais ce n'est pas à ça qu'elle se destine initialement. Préférez le bitume, les balades voire les roadtrip, on en a largement pour son argent.
On a aimé
  • De nombreuses poches disponibles
  • Veste valorisante, robuste et bien construite
  • Ventilation satisfaisante pour un usage routier
On n'a pas aimé
  • Bonne imperméabilité mais pas parfaite
  • Zip d'extraction trop petit dans le dos
4.6Note Finale

2 Réponses

  1. John

    Petit rajout au test concernant sa résistance à l’abrasion. J’ai malheureusement pu tester sa résistance au bitume par 2 fois à un an d’intervalle (je possède cette veste dans sa version 2018).
    – Aucun problème lors de la chute à basse vitesse (30-50 km/h). Aucune douleur, aucune égratignures ! Ce qui m’a le plus surpris.
    -En revanche pour la chute à 80 km/h (+ glissade sur 20-30m) ce n’est pas pareil. Je n’ai personnellement que quelques égratignures sur l’avant-bras. En revanche la veste a elle reçue un peu plus. Le tissu au niveau de l’épaule est endommagée et au niveau du poignet il est carrément éventré.
    Mais je te rejoins pour le reste, hormis le off-road ne l’ayant pas testé dans cette configuration.

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