Que l’on soit nouveau ou pas dans le milieu de la moto, il existe tout un tas d’options possibles et de termes techniques un peu barbares qui peuvent vite nous dépasser. Dans ce dossier, nous allons vous résumer l’essentiel de ce qui se fait sur le marché des vêtements textiles afin de vous permettre d’éviter les plus grosses erreurs pour vos achats d’équipement moto.

Pourquoi ne parler que du textile ? Car lorsque l’on recherche un minimum de polyvalence comme c’est le cas dans l’univers Touring et Adventure, les vêtements textiles sont les plus avantagés par leur technicité, légèreté, respirabilité et modularité, que ne peuvent pas toujours offrir les équipements cuir.

Blouson, veste, pantalon – ce qui fait la différence

Choisir le haut

En commençant par choisir la coupe, vous allez définir votre style mais pas seulement. Un blouson offre par exemple une protection du corps plus courte qu’une veste. Il va descendre jusqu’à votre pantalon (la taille) mais pas plus, là où une veste passe quelques centimètres de plus par dessus le pantalon (parfois jusqu’à mi-cuisse) pour garantir davantage l’isolation entre le haut et le bas, sans nécessairement avoir besoin de les raccorder ensemble par des zip que l’on retrouve parfois. Cela vaut aussi bien pour le froid que pour la pluie, argument non négligeable pour les « roule-toujours ».

 

Autre intérêt d’une veste, elle offre généralement d’avantage de possibilités de rangement du fait de sa plus grande surface couverte. C’est un aspect très pratique pour les baroudeurs ou pour certains roadtrip, pour y ranger facilement ses papiers et ses accessoires aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Quoi de plus pratique que de tout avoir sous la main et ne pas devoir chercher dans un sac ou ouvrir son blouson parce-qu’on manque d’espace de rangement…
Notez qu’une veste offre parfois une poche spacieuse située au bas du dos, pour y stocker une paire de gants, une doublure, ou encore des manches qui seraient amovibles. C’est un espace de rangement non négligeable.

Concernant les aspects pratiques de manière générale, regardez du côté des doublures, de la présence et de la taille des aérations possibles (zip, poches enroulables, etc…) du nombre de poches étanches ou non, de leur accessibilité, de la coupe, des possibilités d’ajustement, et des protections incluses.

 

En parlant des protections, il y a plusieurs choix possibles. Aujourd’hui, la norme veut que vous puissiez avoir la possibilité de retirer toutes les coques de protection de vos équipements, notamment pour un lavage plus facile en machine. Aussi, vous aurez toujours les coques d’épaules et coudes incluses de base, c’est ce qui fait ou non un équipement homologué pour la pratique de la moto sur la voie publique (CE EPI de catégorie 2).

Note : il est admis aujourd’hui que les protections en D3O sont les plus ergonomiques à l’usage, mais elles ont un coût. C’est un mélange de polymères qui permet d’obtenir des propriétés intéressantes telles que la stabilité aux variations de température, une bonne résistance à l’abrasion et une grande flexibilité. Le matériau se rigidifie et disperse l’énergie au moment de l’impact. Il est reconnaissable par sa couleur orange.

Seule la dorsale est encore bien souvent une option malheureusement. Vient alors l’option d’en acheter une de la taille correspondante à la poche dorsale de votre veste (bien souvent de taille modeste), ou d’en prendre une plus couvrante à porter séparément, à bretelles.
Autre possibilité, acheter un gilet de protection partiel qui comprendra la dorsale et un plastron (protection pectorale), vous mettrez toutes les chances de votre côté.
La dernière est plus radicale, puisqu’elle consiste à retirer toutes les coques de protection de votre veste et de les remplacer par un gilet de protection intégral, à coques rigides ou souples.

 

Autant de choix possibles, avec des avantages et inconvénients assez spécifiques qui seraient un peu longs à détailler ici. Je vous invite à retrouver nos tests sur le site pour en savoir plus 😉

Précisions :

  1. Certaines vestes de gamme enduro n’ont aucune coque de protection incluse ni aucune poche pour en accueillir, il faut s’en procurer séparément.
  2. A venir en Juillet 2019, la norme EN 17092 permettra de juger du niveau de protection de la veste avec 5 paliers. La notation AAA signifiera le plus haut niveau de protection, généralement pour un usage sur piste, puis les lettres AA, A, B, et C. Cette dernière indiquera un produit homologué avec un niveau de protection faible pour un usage plutôt urbain, à petites vitesses. A suivre !

Choisir le bas

Tout comme pour le haut, veillez à choisir un pantalon qui offre les espaces de rangement nécessaires, ainsi qu’une protection adaptée à votre usage vis-à-vis des intempéries et des saisons.

Sur le marché, il existe des pantalons moto classiques et des sur-pantalons. Ces derniers ont donc une coupe plus ample pour vous permettre de vous habiller avec vos vêtements de ville ou de travail, en retirant simplement le sur-pantalon moto une fois arrivé sur place ou de retour à la maison.
Les pantalons plus classiques le permettent moins facilement (c’est au cas par cas), et vous devrez alors le garder et supporter ses défauts s’il en a, tels que l’apport de chaleur ou les protections de hanches et de genoux qui se baladent. Impossible de vous en débarrasser s’il devient trop gênant pendant la journée et que vous êtes en caleçon en dessous ^^

Certains pantalons moto sont équipés de bretelles, détachables ou non. C’est une option qui peut être utile à certains qui ont une morphologie particulière, par exemple être grand mais avec une taille fine. Cela permettra un meilleur maintient en toute situation, comme sur le Spidi Globetracker fièrement porté par Greg.

 

Autre chose, pensez à tester sa compatibilité avec vos bottes. Pour des bottes Touring (comme les TCX Hub) voire Adventure (exemple les TCX Drifter) , le problème ne se posera généralement pas puisque la majorité des pantalons moto ont une coupe suffisamment large en bas que pour pouvoir passer par dessus les bottes.
Pour des bottes de type Enduro (TCX Comp Evo), avec des protections proéminentes au niveau du tibia et/ou du mollet, cela deviendra par contre un critère important. On distingue les pantalon ITB des pantalon OTB, je vous explique.

Un pantalon ITB (In The Boot) est optimisé pour se placer à l’intérieur des bottes. Il est généralement un peu plus court et moins épais pour ne pas créer de plis gênant lorsque vous fermez vos bottes par dessus. Ce sont alors les bottes qui feront face aux éléments de la nature, à savoir les coups, la terre et la pluie.
A l’inverse, un pantalon OTB (Over The Boot) est taillé un peu plus long pour passer complètement par dessus des bottes volumineuses. L’objectif est de vous protéger d’avantage en termes d’imperméabilité, et puis c’est aussi une affaire de look.

 

Enfin, comme pour le haut, il vous est possible de retirer les protections incluses pour les remplacer par un short de protection et/ou des genouillères séparées.

Précisions :

  1. Certains pantalons de gamme enduro n’ont aucune coque de protection incluse ni aucune poche pour en accueillir, il faut s’en procurer séparément.
  2. A venir en Juillet 2019, la norme EN 17092 permettra de juger du niveau de protection du pantalon avec 5 paliers. La notation AAA signifiera le plus haut niveau de protection, généralement pour un usage sur piste, puis les lettres AA, A, B, et C. Cette dernière indiquera un produit homologué avec un niveau de protection faible pour un usage plutôt urbain, à petites vitesses. A suivre !

Les doublures à connaître

Il existe essentiellement 3 sortes de doublures pour 3 rôles bien précis, avec un très grand nombre de variantes en terme de technicité et d’assemblage. Vous retrouverez pour ça un lexique en fin d’article afin de cerner un peu mieux le rôle de chacune dans les vêtements moto.

  • La première doublure est dite respirante, aérée. Elle est là pour apporter un aspect fini, confortable et pratique au produit (poches internes), et assure une ventilation performante pour les périodes chaudes. On la reconnait par son aspect de maille fine alvéolée, parfois accompagnée d’inserts extérieurs en mesh à mailles larges (camouflés sous des zip/poches ou non).
    Astuce : l’utilisation d’un gilet thermique rafraîchissant est une bonne solution pour les températures élevées.
  • La deuxième doublure va assurer l’étanchéité du produit, elle est facultative. Pratique pour un usage mi-saison, elle assure son imperméabilité tout en gardant une certaine respirabilité de manière plus ou moins performante et durable suivant la qualité de cette membrane mais aussi suivant son mode d’assemblage. Elle peut être flottante (cousue / amovible), ou laminée (collée) pour offrir un maximum d’efficacité.
  • La troisième doublure, facultative elle aussi, va assurer un apport de chaleur pour les périodes froides. Souvent amovible, parfois cousue (pour les vêtements hiver), elle vous évitera de vous habiller en Bibendum au risque d’être engoncé et de perdre en mobilité sur votre machine. Cette doublure se retrouve vite indispensable pour garantir la polyvalence toutes-saisons et vous éviter d’entrer trop rapidement en hivernage.
    Astuce : elle peut aussi est remplacée au profit d’une veste chauffante, plus légère et plus performante pour les températures extrêmes en particulier.

Une doublure laminée, kesako ?

Le procédé de laminage est de plus en plus courant sur les vêtements de moto, disponibles dès le milieu de gamme. Il consiste à coller la couche imperméable à la couche textile (extérieure) sous haute température et haute pression, ce qui offre de nombreux avantages par rapport à une couche imperméable cousue ou amovible.

Le fait de fusionner les couches par thermocollage va permettre d’éliminer le vide entre celles-ci. Le textile extérieur ne va alors plus se gorger d’eau au bout de quelques minutes de roulage sous la pluie, ce qui va réduire le poids de l’ensemble mais aussi accélérer son séchage par la suite, ou encore amoindrir la sensation de froid ressenti. La respirabilité s’en retrouve d’ailleurs améliorée généralement, en comparaison d’une membrane flottante.

Le laminage peut se faire sur 2 ou 3 couches. Lorsqu’on parle de 2 couches, il s’agit de la membrane imperméable avec le textile extérieur du vêtement, et lorsqu’on parle de 3 couches, on ajoute la doublure interne à l’ensemble pour renforcer le vêtement mais par conséquent en le rendant un peu plus épais et rigide.

 

Combien de couches, pour quel usage ?

Type 1 couche, généralement pour une saison

Ici, on a affaire à du produit essentiellement destiné à la saison été ou hiver, au choix.
La seule couche présente est alors non amovible et elle peut être de type Mesh pour les vêtements été. Cela correspond à un une maille micro-perforée qui favorisera au maximum la ventilation derrière la couche de textile principale. L’imperméabilité n’est souvent pas de la partie, ce qui risquerait de réduire la respirabilité.
A l’inverse, la seule doublure présente peut être imperméable et chaude, pour les vêtements dédiés à la saison hiver voire mi-saison.

Pour ce type de produit, on ne recherche clairement pas la polyvalence mais plutôt l’efficacité, puisqu’il sera dédié à une période précise.

Type 2 en 1, pour la mi-saison ou toutes-saisons

Si vous cherchez quelque chose de plus polyvalent, choisissez plutôt un modèle avec deux doublures, aussi appelé « 2 en 1 ». Il faut comprendre par là que vous aurez une doublure fixe (pour la ventilation et/ou l’imperméabilité) et une doublure amovible cette fois-ci, qui sera soit uniquement chaude, soit chaude et imperméable à la fois. La veste Spidi Globetracker, testée par Eotiel, est un exemple concret de cette catégorie de produit.

Ces vêtements sont au minimum catégorisés comme mi-saison et parfois comme toutes saisons, mais leur efficacité dépendra de beaucoup de facteurs spécifiques à la conception de chaque produit. Attention donc à la description « toutes saisons » parfois trompeuse, il est facile de faire un vêtement chaud et étanche, mais beaucoup moins pour qu’il soit véritablement respirant et adapté aux hautes températures ou à une utilisation tout-terrain (on chauffe vite sur un gros trail !).
Vérifiez la présence et la taille des inserts en Mesh, ainsi que des poches de ventilation qui assureront une bonne perméabilité au vent pour vous rafraîchir.

La polyvalence est ici recherchée et le type de matériau utilisé ainsi que leur assemblage influencera grandement les capacités de ventilation, d’imperméabilité, et d’isolation à la fois.

Type 3 en 1, toutes-saisons garanti

Enfin, les vêtements 3 en 1 sont constitués de 3 couches, dont 1 fixe et 2 amovibles indépendantes.
La doublure fixe est généralement en Mesh pour favoriser la ventilation à l’intérieur, la première doublure amovible sera dédiée à l’imperméabilité, et la seconde doublure amovible est de type thermique, à l’approche de l’hiver.

On peut alors véritablement parler de vêtements toutes saisons grâce à cette modularité qui permet de réellement adapter le vêtement en fonction de la saison et des conditions climatiques. Il suffit de retirer toutes les doublures en été pour favoriser l’apport d’air frais, d’ajouter la doublure imperméable à la mi-saison pour couper du vent et de la pluie, et d’ajouter la doublure thermique à l’hiver pour bénéficier d’un apport de chaleur.

Ce type de produit peut sembler contraignant à l’usage, mais il assure une vraie personnalisation et efficacité dans la majorité des cas. Il n’est pour autant pas sans faille, en particulier d’un point de vue imperméabilité où une membrane laminée est préférable, bien qu’elle limite la respirabilité du textile en comparaison.

Récapitulatif des normes européennes à retenir

Chaque catégorie d’équipement de protection est soumis à une norme européenne précise, régie par la directive 89-686-CEE sur les EPI – Equipement de Protection Individuelle. Voici donc un résumé simplifié pour savoir à quoi correspond chacune d’elles :

  • EN 13595 : équipement moto certifié CE EPI, veste/blouson et pantalon.
  • EN 1621-1 : protections épaules, coudes, hanches, genoux – niveau 1 ou niveau 2
  • EN 1621-2 : protection dorsale – niveau 1 ou niveau 2
  • EN 1621-3 : protection thoracique – niveau 1 ou niveau 2
  • EN 14021 : protection pare-pierre pour le tout-terrain
  • EN 1621-4 : gilets airbag – niveau 1 ou 2 ou 3
  • EN 13594 : gants moto – niveau 1 ou niveau 2
  • EN 13634 : bottines et bottes moto

Plus d’info sur securite-routiere.gouv.fr

A venir en Juillet 2019, la norme EN 17092 avec 5 niveaux d’évaluation du niveau de protection des pantalons et des blousons/vestes moto : en savoir plus.

Les principaux matériaux utilisés par les marques

Résistants à l’abrasion et à la déchirure

Armacore :  il s’agit d’un tissu à base de Kevlar, extrêmement résistant aux déchirures et dont la résistance à l’abrasion est quasiment égale à celle du cuir.

Armalith : obtenu par l’assemblage d’une fibre de coton avec la fibre UHMWPE, ce matériau est capable de protéger de l’abrasion (y compris au sens de la norme moto 13595-2) en une seule couche de tissu, tout en procurant le confort et le look du véritable jean.
L’Armalith 2.0 va plus loin puisqu’il améliore le stretch de la matière, donc de la souplesse et du confort.

Cordura : c’est le nom d’une marque de collection de tissus légers à base de Nylon, connus pour leurs durées de vie et leurs capacités de résistance à l’abrasion, aux déchirements, ainsi qu’aux rayures. Les tissus Cordura sont disponibles dans une large gamme, répartis selon leurs compositions, leurs poids ou leurs designs. On exprime généralement sa qualité en Deniers, par exemple 500D (230 g/m2) ou 1000D (280 g/m2).

Durylon : c’est un polyamide à base de Polyester qui garanti une grande résistance à l’abrasion. Ce textile plutôt épais est généralement employé sur les zones les plus susceptibles de frotter sur le bitume en cas de chute.

Dynax : tissu à mailles constitué de fibres polyamide haute performances, doté d’un point de fusion élevé, d’une très bonne résistance aux déchirures et à l’abrasion, et d’une structure ouverte qui dirige l’air vers la peau. Le Dynax assure fraîcheur et protection lors des températures élevées.

Elasthanne : fibre synthétique réputée pour son élasticité importante (résistance à 600 % d’allongement avant rupture), un retour à la forme d’origine après étirement, et un séchage plus rapide qu’un tissu « ordinaire ».

Fibretech : tissu polyester souple et résistant utilisé par de multiples marques moto comme Vstreet, Bering, Hevik

Keproshield : tissu composite avec un pelliculage 3 couches en Kevlar (aramide), coton et polyamide, développé par la compagnie suisse Schoeller et utilisé par BMW, pour offrir un maximum de résistance à l’abrasion.

Kevlar : fibre synthétique qui offre une très grande résistance à l’abrasion, la traction, au cisaillement, au déchirement, mais également à la chaleur. On le retrouve en renfort sur les points sensibles du vêtement, aux articulations et sur les zones de frottement en cas de chute d’une manière générale.

Noxiguard : textile polyester 600D utilisé par Ixon, dont le tissage haute densité et l’enduction exclusive permettent une grande résistance et un grand confort.

Nylon : cette fibre polyamide synthétique possède des propriétés de souplesse, d’extensibilité et de résistance. Grâce à son faible pouvoir absorbant, le nylon est un tissu qui sèche rapidement.

Oxford : tissu Polyester et/ou PVC partiellement résistant à l’eau, très solide et facile d’entretien, avec la particularité d’avoir un aspect quadrillé.

Polyester : fibre synthétique solide, presque infroissable et qui sèche vite, elle a comme principale qualité sa longévité : il résiste bien aux UV. Il est cependant sensible à la chaleur et son élasticité est inférieure au Polyamide (Nylon).

Riplan : tissu polyester de renfort 1200D à densité très élevée, utilisé par Ixon sur les zones stratégiques des vêtements.

Ripstop : tissu synthétique (polyamide ou polyester) réalisé en maillage dont les fils de chaîne et de trame présents dans sa structure sont conçus pour assurer sa résistance et éviter l’extension d’une éventuelle déchirure. Le tissu est réalisé et composé d’enduits polyuréthane et PVC qui lui donne les propriétés d’imperméabilité, de grande solidité et de protection contre les tâches dues à l’usage.

Spytech Twill : matière textile en polyester 300D résistant à densité moyenne, très souple et légère au toucher velours.

Pour l’imperméabilité

BW2 Tech : gamme d’inserts développée par Bering. Le concept BW2 Tech repose sur un système évolué de tissus microporeux assurant l’étanchéité au vent et à l’eau tout en étant respirant.

D-Dry Plus : membrane Dainese à structure laminée microporeuse brevetée qui crée un tissu imperméable et respirant.

Dermizax : cette membrane particulière à contrôle moléculaire est directement couplée au tissu extérieur, assurant une étanchéité à 100%, une respirabilité extrêmement rapide et des niveaux minimaux de condensation. Utilisée par Spidi.

Drymesh : membrane étanche, coupe vent et respirante utilisée par l’équipementier Ixon.

Drystar : membrane Alpinestars qui garantie une imperméabilité à l’eau tout en étant assez respirante pour empêcher l’accumulation d’humidité intérieure afin d’assurer un microclimat stable.

Gore-Tex : la membrane Gore-Tex est une couche extrêmement fine de polytétraflouroethylène expansé (ePTFE). Elle contient plus d’1.4 milliard de pores par cm². Ce sont tous ces pores qui assurent les propriétés des tissus Gore-tex.

Gore-Tex Pro : laminé 3 couches qui assure une plus grande respirabilité, résistance et durabilité que le Gore-Tex classique. Les vêtements en Gore-Tex Pro offrent un confort et une protection efficace contre le mauvais temps, même lors d’activités intenses et prolongées dans les conditions extrêmes.

H2Out : membrane Spidi qui assure une protection étanche au vent et à la pluie tout en étant respirante, pour des vêtements légers et flexibles.

Hipora : membrane polyester avec une enduction 100% polyuréthane, la membrane Hipora protège du vent tout en étant étanche et respirante. Elle est constituée d’une structure en silicium microporeux à trois couches et se retrouve généralement dans les gants et bottes moto.

Hydratex : ce revêtement étanche est appliqué sur l’intérieur de la doublure du vêtement et les coutures sont recouvertes de ruban adhésif pour assurer l’étanchéité. Le revêtement Rev’it Hydratex® | G-liner est utilisé dans la fabrication de produits qui demandent une protection tous temps standard.

Hyperdry : membrane étanche et répirante utilisée par la marque Vstreet, elle peut être flottante ou laminée.

Outdry : membrane thermocollée directement sur toute la surface interne grâce à un processus breveté, créant ainsi une barrière imperméable et respirante en une seule pièce. Utilisée par Macna, Racer et Forma.

Raintex : la couche imperméable et respirante est laminée directement sur la couche extérieure, ne laissant aucun espace entre ces couches pour stocker l’eau. Utilisée par Macna.

Reissa : membrane étanche et respirante utilisée par Büse et Rev’it.

Sinaqua : membrane imperméable du fabricant RST, caractérisée par un tissu softshell laminé 3 couches sur une enveloppe extérieure durable.

SoltoTex : membrane étanche utilisée par IXS, elle est enduite à 100% de polyuréthane thermoplastique.

SympaTex : membrane utilisée par Furygan, imperméable, coupe-vent, respirante et 100% recyclable.

Tritex : membrane poreuse imperméable, coupe-vent et respirante, développée par Triumph

Pour l’apport de chaleur

Polaire :  textiles synthétiques isolants au touché « velour », constitués de polytéréphtalate d’éthylène (PET) et d’autres fibres synthétiques. Chaud et confortable, le polaire sèche rapidement et laisse respirer la peau.

Primaloft : marque breveté de matériau d’isolation thermique en microfibre synthétique. L’objectif de PrimaLoft est de produire un tissu offrant une efficacité d’isolation semblable à celle du duvet même lorsqu’il est mouillé.

Softshell : tissu composé d’une membrane imperméable, d’un film respirant et d’une couche intérieure en micro-polaire. Sans être totalement imperméable, il est utilisé pour la confection de vêtements chauds et résistants aux différentes intempéries.

Thermo-alu : doublure chaude qui procure une isolation et une chaleur grâce à un matériau technique, l’aluminium. Elle est ouatinée et agrémentée d’une feuille d’aluminium, ce qui renvoie et conserve la chaleur corporelle de son utilisateur.

Thermolite : tissu léger qui procure chaleur et confort, même lorsqu’il est mouillé. Il contient des milliers de petites poches d’air pour une meilleure isolation. Le Thermolite permet aussi une évaporation plus rapide en expulsant l’humidité de la peau à la surface du tissu où elle peut s’évaporer plus rapidement.

Thinsulate : marque déposée par la société 3M, elle repose essentiellement sur la finesse extrême de ses fibres de Polyester qui permettent d’offrir des vêtements très isolants mais qui restent légers, souples et confortables.

6 Réponses

  1. Michaël

    Hello,

    Mon petit retour d’expérience pour alimenter cet excellent article :

    En haut, j’ai un vieux blouson en Cordura. Il ne m’a rien coûté (je le traine depuis 15 ans), je l’avais choisi trop grand (donc le gilet de protection passe parfaitement dessous). A choisir, je préférerais un blouson bien ventilé pour l’été et une veste qui descend plus bas pour l’hiver. Quitte à choisir de l’entrée de gamme …

    Je ne parle pas de la pluie. C’est pas super régulier dans le sud mais du coup j’ai des vetements de pluie basiques … Ce serait mieux avec du gore tex mais ça coûte vraiment trop cher.

    Concernant la protection en haut, comme je l’ai dit, j’ai un gilet de protection (un des moins chers : shot optimal). C’est vraiment top comme produit. On se sent bien en sécurité. A choisir, je prendrais un modèle plus confortable (coques plus souples, etc). Mais forcément le budget encore une fois est plus important.
    J’ai croisé un gilet de protection tout en D3O hier en magasin. On était à 300/400 euros de mémoire. Pas donné …

    En bas, j’ai un pantalon Klim Dakar ITB. Là c’est vraiment LE produit où j’ai galéré. Aprés avoir testé plusieurs modèles, je ne trouvais jamais de pantalon m’offrant assez d’aisance. Je suis enfin tombé sur celui-là. Pas donné mais il vaut vraiment son prix. Trés confortable, excellente aisance des mouvements.

    A en être là, je descends jusqu’aux pieds, j’ai les forma adventure. Des bottes trés confortables. En terme de protection c’est « pas trop mal » mais pour le TT, des vrais bottes de cross seraient mieux. (mais exit l’étanchéité et peut-être même le confort … à budget équivalent)

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    • GalorV6

      Salut Michaël, merci pour ton retour d’expérience, c’est toujours intéressant à lire 👌

      Je trouve aussi qu’on fait de très bonnes choses dans l’entrée de gamme, ce qui permet de s’acheter des vêtements plus typés et dédiés à une saison ou une pratique pour un maximum d’efficacité et sans forcément se ruiner.

      J’avais aussi repéré le pantalon Klim Dakar ITB suite à une vidéo de Ixtem-Moto d’ailleurs, je trouve qu’il est à juste prix (et c’est rare chez Klim 😛). Tu confirmes donc que c’est une bonne option ! 👍

      Oui tu devrais envisager des bottes enduro (attention avec les cross, pour elles la semelle est souvent lisse, donc très peu de grip), la protection est supérieure, c’est plus robuste contre les agressions du terrain, et le plastique ne demande pas d’entretien particulier contrairement au cuir 😀

      Bonne route dans les sentiers et à bientôt ✌

      Répondre
  2. Freemann

    Salut !

    Vraiment cool et exhaustif mais dans ce fatras, y a-t-il une marque/modèle qui sort du lot ?

    Merci pour ce beau listing.

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    • GalorV6

      Salut Freeman 🙂
      C’est difficile de répondre à ce genre de question car chaque marque propose généralement plusieurs gammes et familles de produits spécifiques à une saison ou une pratique.
      Il est évident que le haut de gamme sera généralement plus performant et donc intéressant pour une utilisation quotidienne et à long terme sans devoir se soucier de l’imperméabilité et de sa durabilité par exemple, mais pour autant, est-ce le meilleur plan pour ton usage et ton budget ?
      A titre personnel, je favorise le rapport qualité/prix et la polyvalence d’usage. Pour ça, je trouve que des marques comme Ixon, Alpinestars, Spidi… font des choses bien sympas. Il faudrait les avoir presque toutes testées pour vraiment en détacher du lot avec précision ^^
      A bientôt ! ✌

      Répondre
  3. Lionel

    Bel état des lieux, a priori exhaustif, tant sur les principaux types de vêtements que sur les matériaux qui les constitue. Bravo et merci !!

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